Réunionnais assistés : Ramgoolam évite de commenter le démenti de Sarkozy

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Le Premier ministre a répondu, le jeudi 5 avril 2012, aux questions de la presse après le démenti du président français sur des propos qu’aurait tenus ce dernier lors d’une conversation avec lui. Il préfère parler de coopération régionale, mais « maintient » une partie de sa précédente déclaration.

C’est très diplomatiquement que le chef du gouvernement a évité de relancer une polémique suite au démenti apporté par Nicolas Sarkozy sur des propos que lui avait attribués Navin Ramgoolam. En effet, le 6 avril 2011 à Arsenal, le Premier ministre avait déclaré que le président Français lui avait affirmé que les Réunionnais sont des assistés et qu’ils devraient s’inspirer de Maurice.

En visite à la Réunion, dans le cadre de la campagne électorale pour l’élection présidentielle française, Sarkozy avait, en réponse à une question de la presse, nié avoir fait une telle déclaration.

En visite à l’île sœur, le mercredi 4 avril 2012, dans le cadre de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a démenti avoir tenu de tels propos au Premier ministre mauricien. « Je suis très surpris par votre question. Ni moi, ni aucun membre de mon gouvernement n’avons tenu de tels propos, car ils sont contraires à la vérité », a-t-il fait répondu au journaliste du Quotidien de la Réunion qui l’interrogeait.

Alors qu’il participait au lancement du livre de Moonindra Nath Varma, The Political History of Mauritius (1883-1983), Navin Ramgoolam a été invité a commenté le démenti de Nicolas Sarkozy. Il a esquivé la question. « Il y a une campagne présidentielle en France et je ne souhaite pas m’y ingérer. Mais ce que je souhaite dire, c’est qu’après ma visite à la Réunion il y a eu beaucoup de domaines de coopération qui ont été activés. La Réunion a des facilités que nous n’avons pas et les possibilités de coopération sont importantes », a déclaré le Premier ministre.

Toutefois, pressé de questions sur le sujet, Navin Ramgoolam a repris une partie de sa déclaration à Arsenal en 2011, tout en évitant soigneusement de parler de sa supposée conversation avec Nicolas Sarkozy. « Je maintiens que j’avais dit que je ne veux pas que les Mauriciens deviennent un peuple d’assistés », lâche le chef du gouvernement mauricien avec un large sourire.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy s’était lui aussi appuyé sur le prétexte de la campagne présidentielle pour éviter de s’étendre sur la question. Comme Navin Ramgoolam aujourd’hui, il avait choisi de mettre l’accent sur les possibilités de coopération entre les deux îles.

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