Réforme électorale : Rama Sithanen invité à vulgariser ses idées auprès du petit peuple

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Ils étaient plus d’une cinquantaine de leaders sociaux à assister à une conférence sur la réforme électorale animée par l’ex-ministre des Finances et vice-Premier ministre.

L’ex-ministre des Finances et vice-Premier ministre a une bonne raison d’être fier. Même si la probabilité que les idées qu’il avance puissent servir de détonateur à une réforme de notre système électoral dans un proche avenir est relativement faible. Mais toujours est-il que son expertise est sollicitée en matière de système électoral. La preuve a été donnée le mardi 28 février au Mauritius Institute of Training and Development, Phoenix, dans le cadre d’une conférence sur la réforme électorale organisée à l’initiative de la Mauritius Council of Social Services (MACOSS).

J. Gaëtan Mariapa, président national de l’Indo Mauritius Catholic Association (IMCA), soutient : « Je me suis permis un arrêt de travail pour entendre Rama Sithanen parler de ses idées sur la réforme électorale. J’ai ressenti une fierté considérable après l’avoir écouté. Des malentendus qui se sont installés dans mon esprit après avoir lu des articles de presse autour de sa proposition par rapport à l’abolition ou non du Best Loser System ont été dissipés. »

« Je suis sorti de là beaucoup plus armé pour me faire une idée autour de la nécessité pour le pays d’engager une réforme de son système électoral. Je pense que Rama Sithanen gagnerait à aller à la rencontre du petit peuple », ajoute-t-il.

Chandrasha Ramjee Samboo, représentant du Mouvement Chinmaya de Beau-Bassin, et Devdass Kona Herkanaidu, représentant de l’All Visually Impaired Students Association (OVISA), sont d’avis que Rama Sithanen doit faire un effort supplémentaire pour concevoir une formule de présentation que le petit peuple puisse comprendre.

« J’en suis à ma quatrième conférence publique sur le sujet. J’ai voulu apporter ma contribution au débat autour de la réforme électorale en tant que simple citoyen. Je suis heureux de constater que le public manifeste de l’intérêt à ce débat », réagit, pour sa part, Rama Sithanen à la fin de la conférence de mardi.

Pour Denis Grandport, président de la MACOSS, la réforme électorale ne devrait pas être la préoccupation des seuls décideurs politiques. Il estime que la société civile doit montrer son intérêt pour le sujet. C’est ainsi que la MACOSS se propose d’instituer une plate-forme pour élargir les débats.

Le travailleur social Shyam Hurbungs propose, pour sa part, l’élection de deux députés par circonscription, l’allocation de 21 sièges selon la proportionnelle, l’attribution de six sièges alloués selon la philosophie du Best Loser System et l’attribution d’un siège pour les petits partis. Tandis que Dany Guddoye propose de diviser l’île Maurice en régions de 100 000 électeurs chacune et d’y organiser les élections selon les dispositions de la Rodrigues Regional Assembly Act d’octobre 2002, la création d’un parti composé uniquement de femmes pour briguer les suffrages et le recours à une organisation de la région du bassin de l’océan Indien pour organiser les élections dans l’île.

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