Réforme électorale: la réponse de l’Etat à l’ONU toujours pas fixée

Avec le soutien de

À moins de 24 heures de la date butoir pour la soumission de la réponse de l’Etat mauricien au comité des droits humains à Genève, c’est le flou total. Mais un flou qui devrait, selon le ministre Arvin Boolell se dissiper, aujourd’hui.

Hier, mardi 26 février, le State Law Office travaillait encore sur la réponse du gouvernement. Mais le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui sera chargé de faire parvenir la position de Maurice aux Nations unies, n’était pas en position d’apporter un éclairage sur cette position.

«Tout ce que je peux vous dire, c’est que depuis 2005, le gouvernement travaille sur un projet de réforme électorale. Il est clair qu’il faut qu’il y ait un engagement politique de la part de tous les partis politiques. Et, les discussions ont eu lieu, même si pour le moment il n’y a pas de rencontres entre responsables des différents partis politiques», a déclaré le ministre Arvin Boolell à l’express.

Ce qui laisse comprendre, nous affirment des sources dignes de foi, que le gouvernement essaiera de gagner du temps en disant au comité des droits humains qu’il travaille déjà sur un projet de réforme électoral, mais qu’il n’y a, à ce stade, pas de consensus politique.

D’ailleurs, c’est également l’opinion que partage Rama Sithanen qui confiait à l’express-dimanche, au cours d’un entretien, qu’il n’avait pas discuté réforme électorale avec Ramgoolam «depuis six mois». Ce, alors que les discussions entre le Premier ministre et le leader de l’opposition ont été mises au frigo, l’année dernière, suite à un désaccord politique. Paul Bérenger a, depuis, annoncé qu’il ne discutera plus avec Navin Ramgoolam et l’a invité à venir de l’avant avec un projet de loi.

Ce dernier a fait savoir qu’il n’en voit pas l’utilité puisque le Mouvement militant mauricien et le Parti travailliste bloquent sur la question de l’abolition du Best Loser System.

«Cela démontre que le dossier n’a pas bougé. Je vois mal dans ce cas-là ce qu’on va raconter à l’ONU !» commente une source proche de l’Hôtel du gouvernement.

C’est une situation qui frustre l’avocat de Rezistans ek Alternativ (RA), Me Rex Stephen, qui demande que le gouvernement communique sa décision.

«Je suis, comme tout le monde, dans le flou et j’attends aussi de savoir ce que le gouvernement viendra dire. Car il est maintenant l’heure de venir de l’avant avec des mesures concrètes», a-t-il dit à l’express

&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires