Réforme électorale : La classification ethnique post-électorale pose problème

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Les négociations sur la réforme électorale buttent sur le Best Loser System (BLS) version Bérenger. La&nbsp commission électorale et l’Electoral Supervisory Commission refusent le rôle que souhaitent leur attribuer les politiques avec une classification communautariste post-électorale.

Si Navin Ramgoolam et Paul Bérenger sont effectivement arrivés à un compromis sur le BLS dans le cadre de la réforme électorale, c’est au niveau des institutions que les choses risquent de capoter. Selon nos recoupements, le président de l’Electoral Supervisory Commission, Yusuf Aboobaker, et le commissaire électoral, Irfan Rahman, refusent de procéder à une classification communautariste des élus et des « meilleurs perdants » après la proclamation des résultats. C’est ce qu’ils ont fait comprendre au Premier ministre au cours de la réunion qui s’est tenue au bâtiment du Trésor, lundi dernier.

En effet, dans les négociations entre le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, et celui du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger, sur la réforme électorale, les deux hommes seraient tombés d’accord pour une modification du BLS. Il s’agit de réduire le nombre de députés correctifs de huit à quatre.

Le rééquilibrage du nombre d’élus se fera sur la seule base de l’appartenance ethnique des candidats. Toutefois, la déclaration obligatoire de l’appartenance ethnique pour les candidats à la députation, que conteste le mouvement Rezistans ek Alternativ, sera éliminée. Avec l’élection de 20 députés sur la base de la représentation proportionnelle, avec un seuil d’éligibilité de 7,5 %, la question de rééquilibrage du nombre de députés des partis politiques ne devrait plus se poser.

Il faudra inévitablement procéder à une classification des élus d’une part et des meilleurs perdants avant la nomination des quatre députés correctifs. Selon la formule proposée par Paul Bérenger et qu’il avait exposée lors d’une conférence de presse en début d’année, il reviendra au commissaire électoral et à l’Electoral Supervisory Commission de procéder à cet exercice.

C’est précisément ce rôle de « classificateur ethnique » que rejettent Irfan Rahman et Yusuf Aboobaker et ils l’auraient clairement fait comprendre à Navin Ramgoolam. Il se pourrait que le président de l’Electoral Supervisory Commission choisisse de rendre son tablier si des telles conditions lui sont imposées.

Tout porte à croire que le Premier ministre fera part de ses intentions lors de son intervention, ce vendredi 27 juillet, au moment de clôturer les débats, à l’Assemblée nationale, sur le discours programme.

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