Réactions variées après la publication du rapport sur le redécoupage électoral

Avec le soutien de

Si les instances officielles des partis politiques réservent leurs commentaires, par contre, certains observateurs et personnalités, politiques et non politiques, analysent brièvement l’exercice effectué par l’Electoral Boundaries Commission.

Ainsi, le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, évoquant son propre cas, estime que ce redécoupage ne lui pose pas de problème. Rappelons que le village de Bambous, dans l’éventualité que le rapport est approuvé, serait rattaché à la circonscription No. 20, qui perdrait dans le même souffle celui de Mont-Roches. Pour lui, les 8 000 électeurs additionnels du No. 20 ne changeront pas la donne dans sa circonscription. «J’ai toujours connu Mont-Roches comme une bastion mauve. Je ne me fais aucun souci des changements qui pourraient intervenir», assure, en ce sens, Rajesh Bhagwan.

Le Mouvement Socialiste Mauricien, pour sa part, va tenir deux réunions de haut niveau dans les instances du parti pour éplucher le volumineux rapport. Ce n’est que samedi que le parti soleil fera connaître sa position. Mais déjà, les dirigeants du MSM planchent sur les propositions sur un éventuel code de conduite. Car la Commission électorale travaille désormais à l’élaboration de ce code, qui pourrait être appliqué avant les prochaines législatives.

Anil Gayan, pour sa part, trouve que ce rapport comporte des «considérations politiques et favorise le parti au pouvoir.» «J’aurais souhaité que la Commission propose un redécoupage où les électeurs auraient été plus ou moins équitablement répartis dans les 20 circonscriptions», enchaîne-t-il.

Pour rappel, si le rapport est adopté au Parlement, cela voudrait dire que plus de 31 000 électeurs changeront de circonscription. Parmi les plus importants changements recommandés par l’Electoral Boundaries Commission, la redéfinition des circonscriptions numéro 14 et 20. Soit celles de Savanne/Rivière Noire et Beau-Bassin/Petite Rivière.

Ce qui provoquera inévitablement des changements d’habitude des électeurs. Certains, dans les circonscriptions les plus touchées, ne sont pas vraiment chauds à l’idée de changer de circonscription. «S’il y a ces changements, je n’irais pas voter car l’école où il faudra se rendre est trop loin», commente une électrice. «Je connais mes députés depuis des années, je me vois mal aller voter pour d’autres députés», enchaîne un habitant de Bambous.

&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires