Réactions et propositions à l’Equal Opportunities Bill

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L’Equal Opportunities Bill qui est présenté ce 9 décembre au Parlement suscite des réactions mais aussi des propositions.

Ainsi Lindley Couronne, directeur d’Amnesty International Mauritius est d’avis qu’une telle loi s’est fait attendre depuis longtemps. «Tout Etat de droit moderne se doit d’avoir une loi pareille et c’est un pas dans la bonne direction» affirme-t-il. «Dans l’absolu, je dirai que c’est une bonne chose. Mais est-ce que ce sera efficace, ça c’est autre chose.»

Car Lindley Couronne déclare ne pas être un homme politique, et «préfère laisser à ces derniers leurs agendas.» Mais l’agenda de ces derniers, nul ne le saura avant les débats à l’assemblée nationale. Car contacté au téléphone, Nando Bodha, député du Mouvement Socialiste Militant (MSM) dira simplement «On devait en parler lors de notre dernière conférence de presse, mais il y a eu le rapport de l’Audit. Le MSM va prendre une décision là-dessus bientôt.»
Et quelles seront les grandes lignes de cette décision? «J’en parlerai au Parlement de toute façon. Je ferai d’autres déclarations après mon intervention à l’Assemblée», explique-t-il.

Du côté du Mouvement Militant Mauricien (MMM), Rajesh Bhagwan, secrétaire général du parti, était injoignable au téléphone. Mais l’on retiendra que lors de la conférence de presse du MMM samedi dernier, le leader Paul Bérenger n’a pipé mot sur l’Equal Opportunities Bill.

Quoiqu’il en soit, ce projet de loi plein de promesses comporte néanmoins des réserves. Celles-ci sont exprimées sous la formes «d’exceptions» dans le projet de loi, disant qu’un employeur peut, «dans certaines circonstances» discriminer. Dans les cas notamment, contre une personne dont le sexe n’est pas une «qualification authentique» pour l’emploi, contre une personne ayant un handicap, si l’âge de la personne n’est pas selon les spécifications de l’emploi.
Ou encore, «sur la base de croyance politiques ou d’activités politiques.» Des pratiques qui, à priori, sont la raison d’être même de l’introduction d’une telle loi. Certains au gouvernement argueront que ce sera justement au Equal Opportunities Tribunal de statuer, mais ces exceptions contradictoires à l’esprit de la loi devraient provoquer beaucoup de débats lors des prochains travaux parlementaires.

D’autre part, Jimmy Harmon, du Bureau de l’Education Catholique mais intervenant en tant que citoyen, a écrit une lettre au Premier ministre et au leader de l’Opposition pour que le créole mauricien soit utilisé comme une medium d’enseignement dans les écoles. C’est, pour lui, l’un des principes qui doit faire partie de l’Equal Opportunity Bill.

Lire l''intégralité du projet de loi

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