Projet de stockage de gaz : Sayed-Hossen rejette la proposition d’enquête de Bérenger

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Le projet de stockage de gaz ménager dans la zone portuaire va de l’avant alors que le flou persiste sur le rôle du promoteur mauricien et celui de la State&nbsp Corporation (STC). Le ministre de tutelle rejette la proposition d’enquête de l’opposition arguant qu’il n’y a pas eu de « cadeau ».

La Private Notice Question (PNQ) de ce mardi 19 juin n’a pas permis d’apporter un éclairage sur le rôle que joueront le principal promoteur mauricien ainsi que la State&nbsp Corporation (STC) dans le projet de stockage de gaz ménager dans le port. En attendant, la compagnie chypriote Petredec Mauritius Ltd a déjà lancé la construction de facilités de stockage d’une capacité de 10 000 tonnes.

Le leader de l’opposition qui avait adressé sa PNQ au ministre du Commerce et de l’Industrie voulait connaître tous les tenants et aboutissants de ce projet. Selon la chronologie des événements présentée par le ministre Cader Sayed-Hossen dans sa réponse, la United Petroil Ltd (UPL) qui dépositaire d’un accord commercial avec la STC voudrait se retirer du projet. Elle souhaite vendre ses parts dans la Liquified Petroleum Gas Terminal Ltd (LPGTL) qui a été créée pour les besoins de ce projet et qui devait, entre autres choses, construire les facilités de stockage.

L’UPL veut vendre à la STC les 80 % des parts qu’elle détient au sein de la LPGTL, qui elle-même détient les 20 % restant des parts de la compagnie. Un montant de Rs 80 millions a été proposé couplé d’une compensation d’un montant identique, selon Paul Bérenger. Le ministre Cader Sayed-Hossen soutient que cela relève uniquement d’une proposition faite par la LPGTL dont le président est le Dr Sunil Gunness et soutenu dans une certaine mesure par la STC, mais qu’il n’y a pas eu d’accord. D’où son affirmation quant à l’inutilité d’une enquête.

Toutefois, la requête de Paul Bérenger concernait le projet dans son ensemble et pas seulement la proposition de rachat des actions d’UPL. Le leader de l’opposition a dénoncé l’accord signé entre la STC et la Petroil Ltd qui est ensuite devenue l’UPL et les « cadeaux » que contiendrait cet accord. Il s’agit précisément de la durée du contrat du contrat qui est de 15 ans et du prix pour le stockage par tonne de gaz. Sur ce dernier point, le ministre Cader Sayed Hossen a affirmé que le prix qui est de Rs 1 043 par tonne et meilleur que ce que paie actuellement la STC, soit Rs 1 284 pour les services de stockage de gaz ménager.

C’est en se basant sur ces informations que le leader de l’opposition a affublé ce projet du nom de Betamax II et qu’il réclamait soit un Comité parlementaire, soit une commission d’enquête. Proposition rejetée d’un revers de main par Cader Sayed-Hossen.

Ce dernier a toutefois confirmé que l’accord entre la STC et l’UPL est toujours valide. Cependant, aucune information n’a été fournie quant au rôle que jouera le LPGTL une fois que la construction des facilités de stockage pour les 10 000 tonnes de gaz ménager sur un terrain alloué par la Mauritius Port Authority (MPA) sera complétée. Cette structure demeure pour le moment la propriété de Petredec Mauritius Ltd.

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