Projet de cimenterie à Port-Louis : Le ministre de l’Environnement répond à Paul Bérenger

Avec le soutien de

Le ministre de l’Environnement répond aux critiques du leader de l’opposition concernant le projet de cimenterie dans la région du port. Il affirme que toutes les procédures ont été suivies pour l’octroi du permis d’opération.

Lors d’une conférence de presse, à Port-Louis, ce jeudi 15 juillet, le ministre de l’Environnement, Deva Virahsawmy a expliqué que le comité qui accorde les permis après examen des études d’impact environnemental (EIA), a respecté toutes les procédures légales en vigueur. Il est, également revenu sur les conditions attachées au permis. Celles-ci incluent des mesures en faveur d’une protection efficace de l’environnement.

Vingt-cinq conditions sont associées au permis. «Si ses conditions ne sont pas respectées, la compagnie n’obtiendra pas l’autorisation de lancer ses opérations», soutient Deva Virahsawmy.

Le ministre dit ne pas comprendre l’attitude de Paul Bérenger sur ce dossier. Lors de sa rencontre avec la presse le samedi 10 juillet, le leader de l’opposition s’était dit choqué par la rapidité avec laquelle la compagnie indienne avait obtenu son permis EIA.

Binani Cement avait, effectivement, soumis sa demande le 13 mars 2010 et a reçu son permis le 3 mai dernier, soit deux jours avant les dernières élections générales. Cependant, le ministre de l’Environnement maintient qu’il n’y a rien de choquant dans la manière dont la compagnie a obtenu sa licence. «L’autorisation a été accordée cinquante-sept jours après la soumission de la demande. Le délai minimal est de quarante-cinq jours», explique Deva Virahsawmy.

Il a, ensuite, donné deux exemples démontrant que des licences EIA avait été obtenues dans des délais similaires quand Paul Bérenger était Premier ministre. Il y a d’abord le cas de la Centrale Thermique du Sud qui avait obtenu son permis en 2004, cinquante-six jours après la demande officielle. L’autre exemple date de 2005. C’est celui d’un projet de New Mauritius Hotels&nbsp qui avait reçu l’aval des autorités dans un délai de cinquante-trois jours.

«Dans le cas de New Mauritius Hotels, la licence avait été remise aux promoteurs le 27 juin 2005, soit quelques jours avant les élections. Je ne vois pas pourquoi Bérenger doit venir dire que c’est choquant (dans le cas de Binani Cement). Ce qui était bon en 2005 n’est plus bon en 2010 ? », s’est interrogé le ministre de l’Environnement.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires