Prem Coomar Beeharry pressenti pour assumer la présidence du Central Procurement Board

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Changement au sein de l’organisme responsable de l’allocation des contrats publics. Le président et un des deux vice-présidents seront remplacés dans les jours à venir. L’ancien secrétaire permanent au ministère des Finances assumera la présidence du Central Procurement Board.

Prem Coomar Beeharry, (photo)&nbspancien chef de cabinet au ministère des Finances et du Développement économique entre 1998 à 2007, est appelé à présider aux destinées du Central Procurement Board (CTB) qui a, depuis quelques années, été remplacé le Central Tender Board. Il a été pressenti pour remplacer Ramanand Bunjun. Celui-ci ayant demandé que son contrat ne soit pas renouvelé, apprenons-nous de l’Hôtel du gouvernement.

Autre départ au sein de l’organisme : le vice-président Dawood Zamanay qui suppléait au poste de président a également demandé que son contrat ne soit pas renouvelé. Il pourrait être remplacé par le dirigeant d’un organisme d’Etat.

Responsable de l’allocation de contrats pour le compte des divers ministères et autres organismes publics, le CPB est régi par le Public Procurement Act (PPA). Tout comme le Procurement Policy Office (PPO) ainsi que l’Independent Review Panel qui le complémentent.

Prem Coomar Beeharry connaît bien les rouages des marchés publics. Il a déjà officié comme directeur du PPO en 2007.
En vertu de la PPA, le CPB est placé sous la férule d’un président, deux vice-présidents ainsi que trois autres assesseurs désignés par le Président de la République après recommandation du Premier ministre et en consultation avec le chef de l’opposition.

Le CPB a été la cible des attaques du chef de l’opposition, l’an dernier. Paul Bérenger avait réclamé le remplacement des membres de la direction de cet organisme.

Il avait mis de l’avant le fait que deux décisions prises par le CPB pour l’attribution de deux contrats estimés à Rs 43 millions et Rs 98 millions respectivement avaient été renversées par l’Independent Review Panel (IRP). Ces décisions étaient intervenues, après protestation de deux soumissionnaires qui estimaient qu’une autre société avait été favorisée.

A l’époque, l’ex-ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait révélé à l’Assemblée nationale que 45 % des décisions prises par le CPB sont renversées par l’IRP. Il avait alors essuyé de virulentes critiques de Paul Bérenger pour n’avoir pas révélé le montant des contrats mis en cause.

Le CPB fait l’objet de critiques pour l’attribution d’un pour équiper la centrale électrique de Pointe-Monnier, à Rodrigues, et un autre pour la rénovation de l’Hôtel du gouvernement.

Il n’a pas été possible pour lexpress.mu de joindre Prem Coomar Beeharry pour une réaction.

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