Pravind Jugnauth réclame la démission de tous les députés de l’Alliance de l’Avenir

Avec le soutien de

Le Premier ministre avait invité les députés MSM à démissionner du Parlement. En guise de réponse Pravind Jugnauth réclame la démission de tous les députés de l’Alliance de l’Avenir.

Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) a tenu une conférence de presse pour, précise-t-il, « répondre aux bêtises que Navin Ramgoolam a débitées pendant deux heures » face à la presse, le samedi 13 août. Pravind Jugnauth accuse à son tour le Premier ministre de « trahison ». Il soutient qu’il ne descendra pas au même niveau que ce dernier qu’il estime « bien bas pour un Premier ministre ».

Pravind Jugnauth n’y est pas allé de main morte dans sa réponse aux accusations de Navin Ramgoolam. « Mensonges, malhonnêteté, indécision, lenteur chronique, incapacité de travailler en équipe, absence de leadership et mentalité d’accapareur » sont quelques uns des termes employés pour qualifier l’action du leader du Parti Travailliste (PTr).

Pravind Jugnauth s’en est aussi pris aux élus rouges et plus particulièrement à Nita Deerpalsing, Suren Dayal, Cader Sayed Hossen et Patrick Assirvaden qui selon lui ont tenu des propos inacceptables vis-à-vis du MSM.

« Le Chef du gouvernement est venu lui-même dire que Maya Hanoomanjee était une ministre très compétente et qu’il n’avait rien à lui reprocher » a dit&nbsp Pravind Jugnauth qui ajoute que Navin Ramgoolam aurait déclaré à plusieurs reprises et en face de plusieurs ministres que Maya Hanoomanjee n’a rien à se reprocher dans l’affaire Medpoint.

Le leader du MSM allègue que le Premier ministre a toujours insisté pour aller de l’avant avec le rachat de la clinique Medpoint. Il dément l’affirmation de Navin Ramgoolam à l’effet qu’il avait demandé à Maya Hanoomanjee de démissionner suite à son inculpation par la Commission anticorruption (ICAC).

« Malgrè la charge provisoire retenue contre Maya Hanoomanjee, Navin Ramgoolam était d’accord pour que cette dernière reste au gouvernement. C’est le sommet de la malhonnêté. Aujourd’hui de quel principe parle-t-il. Pourquoi n’a-t-il pas fait ce que tout Premier ministre doit faire quand un de ses ministres est inculpé même provisoirement», se demande Pravind Jugnauth.

« Bientôt deux heures ne suffiront pas au Premier ministre pour répondre de sa trahison et des autres questions que soulève la démission du MSM», ajoute Pravind Jugnauth.

Pravind Jugnauth maintient qu’il n’a pas demandé au Premier ministre d’intervenir auprès de l’ICAC.

« Par contre, lors de mes différentes rencontres avec Navin Ramgoolam, j’avais fait certaines observations sur l’affaire Medpoint. Evidemment il n’est pas l’heure de dévoiler les détails de ces observations », déclare l’ancien ministre des Finances.

Répondant aux questions de la presse sur ses premières déclarations à la suite de sa démission en même temps que cinq autres ministres MSM, le 28 juillet dernier, il promet qu’il reviendra bientôt à la charge.

Pravind Jugnauth n’a pas voulu, non plus, s’étendre sur les observations sur le rachat de la clinique Medpoint par l’Etat au coût de Rs 144,7 millions.

« Attendons la fin de l’enquête de l’ICAC. Vous allez voir bientôt. Il y a des gens qui ne doivent plus dormir en entendant ces questions », fait ressortir Pravind Jugnauth.

Il a énuméré un certain nombre de dossiers sur lesquels le MSM compte dénoncer des malversations au sein de l’actuel gouvernement. Il a cité, entre autres, Balaclava, Les Salines, Palmar et le projet Jinfei. La liste est longue selon Pravind Jugnauth.

Le leader du MSM rejette l’accusation de chantage émise par le leader du PTr à son encontre et maintient que c’est de l’intérieur qu’il aurait pu faire du chantage pas en démissionnant. Il&nbsp&nbsp réaffirme que le MSM a été poussé hors du gouvernement avec la nomination de quatre nouveaux ministres dont Jim Seetaram, ancien membre de son parti.

En réponse à l’invitation de Navin Ramgoolam pour une démission collective des députés MSM, Pravind Jugnauth renvoie la balle au PTr et au Parti mauricien social démocrate (PMSD) comme un défi.

« Si nous n’avons pas la légitimité de rester au Parlement, il en va de même pour tous ceux élus sous la bannière de la l’Alliance de l’Avenir. Que tous les députés rouges et bleus démissionnent et nous en ferons de même », déclare Pravind Jugnauth.

&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires