Pravind Jugnauth conteste son arrestation et demande l’abandon des charges provisoires

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Les hommes de loi de Pravind Jugnauth ont présenté verbalement une motion auprès de la cour de district de Port-Louis réclamant l’arrêt des poursuites contre leur client. Ils estiment que la commission anti-corruption (ICAC) a agi dans l’illégalité.

Le leader du Mouvement socialiste mauricien (MSM) n’a pas tardé à réagir à son arrestation et à son inculpation par l’ICAC. Me Ravin Chetty, son avocat, a présenté une motion devant la magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing ce vendredi 23 septembre, juste après la comparution de son client qui devait prendre connaissance du montant de la caution.

La magistrate a demandé à ce que la motion soit déposée officiellement le 14 octobre prochain avant qu’une date ne soit fixée pour les débats sur la motion. Dans laquelle Pravind Jugnauth demande que les charges provisoires qui ont été retenues contre lui soient purement et simplement « annulées et abandonnées ».

Les hommes de loi de l’ancien ministre des Finances soutiennent que les officiers de la commission ayant mené l’interrogatoire hier jeudi 22 septembre ont enfreint les droits constitutionnels de son client ainsi que les Judge’s Rules.

Ils reprochent également aux officiers de l’ICAC et de la force policière qui ont procédé à l’inculpation de Pravind Jugnauth de n’avoir pas pris connaissance de la déposition de ce dernier avant de décider de la marche à suivre. Les officiers en question ne faisaient pas partie de l’équipe qui a interrogé l’ancien allié et ex-membre du gouvernement de Navin Ramgoolam. Selon l’interprétation de Me Ravind Chetty, cela constitue une entorse à la législation.

L’autre point soulevé dans cette motion est le fait que Pravind Jugnauth n’a, à aucun moment avant, ni au cours de son interrogatoire, été informé des charges d’une manière ou d’une autre des soupçons qui pesaient sur lui. Des circonstances qui invalideraient l’inculpation.

Le leader du MSM a été arrêté et inculpé par l’ICAC ce jeudi 23 septembre dans le cadre de l’enquête sur l’acquisition de la clinique MedPoint par l’Etat au coût de Rs 144,7 millions. Il est accusé de conflits d’intérêt sous la section 13 (2) de la Prevention of Corruption Act (POCA) parce que sa sœur, Shalini Devi Malhotra, détenait 23,6 % des actions de la clinique.

Il a été libéré hier après avoir signé une reconnaissance de dettes de Rs 10 000. Ce vendredi 23 septembre, il s’est acquitté d’une caution de Rs 75 000 et a signé une nouvelle reconnaissance de dettes de Rs 200 000.

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