Pravind Jugnauth: «J’ai fourni beaucoup de preuves au Central CID»

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C’est un Pravind Jugnauth fatigué qui est sorti des locaux du «Central Criminal Investigation Department» (CCID), à 3 heures du matin. Il maintient ses propos et réclame une enquête sur le cas de pédophilie alléguée à la MITD.

Après avoir passé seize heures au CCID, Pravind Jugnauth est sorti libre des Casernes centrales. Il y était arrivé à 11 heures dans la journée du jeudi 3 janvier et en est reparti à 3 heures du matin, ce vendredi 4 janvier. Pravind Jugnauth maintient ses propos à l’effet qu’il y a une tentative de cover-up dans l’affaire alléguée de relation sexuelle avec mineur à la Mauritius Institute of Training and Development (MITD) et impliquant un enseignant de l’institution.

Il assure avoir fourni suffisamment de «preuves» et de «pistes» pour que la police ouvre une enquête sur ce cas de pédophilie alléguée.

«J’ai donné tous les détails concernant mes déclarations ayant provoqué une plainte de Sheila Bappoo à mon encontre. Je constate que la police n’a pas été en mesure de retenir de charge contre moi. En ce qui me concerne, je ne suis pas totalement satisfait. Certes, c’est une victoire. Mais ce qui est le plus important pour moi, c’est de défendre les valeurs morales de ce pays», a laissé entendre le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) à sa sortie des locaux du CCID.

Pour l’ancien ministre des Finances, il n’a fait que son devoir en dénonçant «des tentatives de cover-up».

«Il nous faut se battre pour protéger les filles qui sont des victimes au vu et au su de tout le monde. J’ai procuré beaucoup de preuves à la police. Maintenant que le plus gros du travail est fait, j’espère que la police sera en mesure de faire le nécessaire. Je souhaiterai également qu’une enquête soit ouverte sur toutes les pistes dévoilées», martèle Pravind Jugnauth.

Il avait été convoqué par la police suite à la plainte de la ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo qui l’accusait de diffamation criminelle envers le gouvernement. Les enquêteurs avaient estimé, dans un premier temps, que le leader du MSM était coupable du délit de sédition. Pendant seize heures, Pravind Jugnauth s’est défendu tout en maintenant ses accusations à l’encontre des autorités.

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