Pravind Jugnauth : « Ramgoolam à la tête du pays est un danger pour la démocratie »

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Le leader du Mouvement socialiste militant fustige le Premier ministre et l’accuse d’utiliser les institutions de la République pour mener une vendetta politique.

Pravind Jugnauth prend l’habitude, désormais, de réunir la presse chaque samedi pour commenter l’actualité. Ce samedi 1er octobre, il a passé en revue les événements politiques de la semaine écoulée et plus particulièrement l’arrestation de deux membres de l’opposition, en l’occurrence Showkutally Soodhun et Zouberr Joomaye.

Pravind Jugnauth a surtout concentré ses tirs sur le chef du gouvernement qui, selon lui, est le seul responsable de situation qui prévaut dans le pays, que ce soit en terme de sécurité ou autres dérives alléguées des institutions.

«&nbspNavin Ramgoolam à la tête du pays représente un danger pour la démocratie, la liberté d’expression, la sécurité publique et pour l’avenir même du pays&nbsp», affirme Pravind Jugnauth.

Et d’ajouter que nous faisons face à la menace dictatoriale d’un chef de gouvernement en fin de carrière.
«&nbspLa dictature s’installe, l’Etat policier est instauré, la liberté d’expression est bafouée parce que si vous critiquez Navin Ramgoolam vous êtes peut-être en train de commettre une entorse à la législation et vous pouvez être placé en arrestation à n’importe quel moment&nbsp», déclare l’ancien ministre des Finances.

Son analyse l’amène à dire que le chef du gouvernement se retrouve dans une situation de panique qui le pousse à voir des complots partout.

«&nbspDès que vous parlez de Navin Ramgoolam cela veut dire que vous êtes en train de faire un complot. La démocratie est en danger. Le Parti Travailliste et Navin Ramgoolam font un abus révoltant du pouvoir surtout qu’ils savent que leurs jours sont comptés&nbsp», fait-il valoir.

Pravind Jugnauth associe son arrestation dans l’affaire MedPoint à celles de Showkutally Soodhun, de Zouberr Joomaye et de Maya Hanoomanjee ainsi qu’à la convocation de Paul Bérenger par le Central Criminal Investigation Department (CCID). Il accuse la Commission anticorruption (ICAC) et la police d’être à la solde du pouvoir. «&nbspDes institutions qui sont devenues des instruments de persécution politique&nbsp», ajoute-t-il.

Pour le leader du MSM, Navin Ramgoolam est plus intéressé «&nbspà persécuter ses adversaires politiques&nbsp» que de s’occuper de la sécurité intérieure «&nbspqui continue à se détériorer&nbsp». Il soutient que cela a été le cas à chaque fois que le leader du Parti Travailliste a été à la tête du gouvernement et responsable de la Sécurité intérieure.

Il est longuement revenu sur sa déposition consignée à la l’ICAC la semaine dernière. Il maintient que les officiers de la commission n’ont pas respecté les procédures établies dans ce genre de situation. La motion qui a été déposée par ses hommes de loi vise justement à démontrer cela.

Le leader du MSM confirme qu’il logera sa plainte auprès de la Cour suprême au début de la semaine prochaine. Il conteste la décision du secrétaire au cabinet de lui refuser l’autorisation d’utiliser le procès-verbal du conseil des ministres du 18 juin 2010. Il se demande pourquoi le Premier ministre ne lui a pas accordé cette autorisation s’il «&nbspn’a rien à cacher&nbsp».

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