Pravind Jugnauth : « La situation était devenue invivable au sein de l’Alliance de l’avenir »

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Un véritable déballage révélateur d’une ambiance pourrie et des relations plus que conflictuelles au sein de l’Alliance gouvernementale. C’est ainsi qu’on peut qualifier l’intervention de Pravind Jugnauth au Sun Trust Building, à Port-Louis, ce dimanche 7 août.

Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) a, lors d’une conférence de presse, le dimanche 7 août, au Sun Trust Building, Port-Louis, donné des raisons politiques qui ont, selon lui, motivé la démission des six ministres de son parti du gouvernement. Il a révélé qu’il régnait une l’ambiance était délétère au sein de l’Alliance de l’Avenir et a annoncé le départ du MSM de l’alliance gouvernementale. « La situation était devenue invivable au sein de l’Alliance de l’avenir », a-t-il déclaré.

Dans une longue intervention, Pravind Jugnauth a accusé le Parti Travailliste de « trahison préméditée ». Il a fait état des facteurs qui ont amené une détérioration des relations entre les partenaires de l’Alliance gouvernementale.

Le leader du MSM a évoqué « la lenteur chronique ainsi que l’indécision et l’incapacité de prendre les décisions au niveau du gouvernement ». Comme exemples, il a cité le retard pour accorder une promotion à des sergents au sein de la force policière, le délai à procéder à la nomination d’un haut-commissaire en Inde et un CEO à la Financial Services Commission pour succéder à Milan Meetarbhan nommé ambassadeur à New York.

Pravind Jugnauth a aussi fait ressortir que de nombreuses institutions importantes dont le Central Electricity Board et la Central Water Authority sont sans présidents ou directeurs généraux.

Les déclarations des membres du PTr critiquant le MSM ont aussi contribué à envenimer les relations entre les partenaires gouvernementaux. Le leader de ce parti rappelé celles de Shakeel Mohamed qui traitait le MSM de petit parti ou encore le commentaire de Nita Deerpalsing à propos de l’affaire MedPoint à l’effet que « tout ce qui est légal n’est pas moral ».

La longue liste de récriminations présentée par l’ex-ministre des Finances comprend la création d’un comité au Prime Minister’s Office pour suivre la politique d’investissement, le comportement de son colistier Suren Dayal sur le terrain et les déclarations de la ministre Bappoo sur l’insuffisance de fonds octroyés à son ministère.

« Nous étions loyaux et nous avons reçu des coups bas, le Parti travailliste a une mentalité d’accapareur et avait un agenda machiavélique », a conclu le leader du MSM.

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