Pravind Jugnauth : « l’avenir du MSM au gouvernement dépend de Navin Ramgoolam »

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Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) avoue finalement que le sort de son parti au sein de l’Alliance de l’Avenir est entre les mains de Navin Ramgoolam. Il fait aussi état des attaques virulentes des backbenchers rouges qui sont bien plus virulentes que celles de l’opposition.&nbsp

« Pour moi, nous faisons toujours partie de l’Alliance de l’Avenir. Mais Navin Ramgoolam ne m’a rien dit depuis notre dernière rencontre. C’est à lui de décider si nous appartenons toujours à la majorité parlementaire ». Ces quelques mots prononcés par Pravind Jugnauth, le vendredi 5 août face aux membres de la Régionale de la circonscription No. 8 ( Moka-Quartier Militaire) du MSM en dit long sur son état d’esprit.

Flanqué de sa colistière, Leela-Devi Dookun-Lutchmun, du secrétaire général du parti, Nando Bodha ainsi que de son conseiller Sunil Dowarkasing, le leader du MSM a réitéré les raisons pour lesquelles cinq ministres et lui-même ont démissionné du gouvernement. Il a ainsi critiqué, une fois de plus, la manière de faire de la Commission anti-corruption vis-à-vis de Maya Hanoomanjee dans le dossier MedPoint.

Il regrette que la commission ne s’est pas intéressée aux éléments de départ dans l’affaire. Il fait clairement référence à l’appel d’offres préparé à la veille des élections législatives de mai 2010. Pravind Jugnauth a donc réaffirmé son soutien indéfectible à l’ex-ministre de la Santé arrêtée, inculpée et libérée sous caution.

Pourtant c’est à cause de ce soutien et le fait qu’il ait condamné la Commission anti-corruption qui lui vaut d’être mis à l’écart de l’Alliance de l’Avenir. Faisant part de sa loyauté à cette alliance, il a fait ressortir à ses sympathisants de Moka/Quartier-Militaire que&nbsp Navin Ramgoolam ne lui a rien dit quant à l’avenir du MSM au sein du gouvernement jusqu’ici.

A l’issue de la réunion, le leader du MSM a surpris plus d’un en affirmant sa crainte face aux attaques récurrentes des « backbenchers » travaillistes au Parlement. Il a reconnu que les questions des députés rouges sont bien plus embarrassantes que celles de l’opposition.

Aucun des dirigeants du MSM présent n’a voulu commenter le nouvel épisode de l’affaire MedPoint : Paul Bérenger a déclaré à la Commission anti-corruption qu’il a appris du président du MSM, Showkutally Soodhun, via le Dr Zubair Joomaye, que c’est Navin Ramgoolam qui a réclamé une seconde évaluation de la clinique MedPoint. Cela, après avoir rencontré le propriétaire de la clinique, le Dr Krishan Malhotra, beau-frère de Pravind Jugnauth.

Le Premier ministre a nié avec virulence cette allégation et a porté plainte à la police contre le leader de l’opposition pour avoir fait une telle déclaration lors de sa conférence de presse du samedi 9 juillet. Au MSM, nul ne veut être associé à cette affaire.

« Allez demander à Soodhun. Il vous fera une déclaration », a lancé le secrétaire général du parti, Nando Bodha, aux questions des journalistes.

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