PNQ : Une commission d’enquête sur le scandale immobilier impliquant les frères Timol

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Le Premier ministre promet l’institution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur le scandale immobilier allégué. Il a fait cette annonce avant même que le leader de l’opposition ne fasse plusieurs révélations.

La Private Notice Question (PNQ), de ce mercredi 14 novembre, a donné lieu à quelques échanges rigoureux entre membres de la majorité et de l’opposition. Le leader de l’opposition a, lui, fait plusieurs révélations, dont certaines concernant directement le Prime Minister’s Office.

La PNQ avait trait au scandale immobilier allégué concernant la construction et la vente d’appartements et de villas de luxe dans le nord du pays ainsi que le projet de centre commercial Centrepoint. Les promoteurs de ces deux projets, Ousman et Zoobair Timol ont déjà été arrêtés par le Central Criminal Investigation Department (CCID) en lien avec cette affaire. Les deux hommes d’affaires réunionnais sont accusés d’avoir comploté pour escroquer plusieurs clients étrangers, dont des Sud-africains et des Koweitiens en s’appuyant sur les facilités offertes par le gouvernement aux investisseurs étrangers, y compris pour l’achat de propriétés immobilière.

Au début même de sa réponse Navin Ramgoolam devait étonner plus d’un en affirmant que la complexité de cette affaire mérite qu’une commission d’enquête se penche dessus. Et pourtant, à chaque fois que Paul Bérenger a demandé l’institution d’une commission d’enquête dans le passé sur les nombreux scandales qui ont ébranlé son gouvernement, le Premier ministre a tenu le même discours jusqu’ici. Il s’est toujours appuyé sur le fait qu’il y avait une enquête d’une institution quelconque qui était en cours pour rejeter la proposition du leader de l’opposition.

Dans ce cas précis, il a fait ressortir un peu plus tôt que des enquêtes sont menées à plusieurs niveaux sur cette escroquerie alléguée de plusieurs centaines de millions de roupies. Notamment par la Police, la Financial Intelligence Unit (FIU), la Financial Services Commission (FSC) et la Mauritius Revenue Authority (MRA). Le Premier ministre devait faire ressortir que la commission sera éventuellement appelée à se pencher sur tous les cas suspects depuis l’an 2000.

L’empressement de Navin Ramgoolam d’annoncer une commission d’enquête poussa même Paul Bérenger à se demander si cela ne cachait pas quelque delaying tactic en prévision d’une tentative de cover-up. Navin Ramgoolam devait simplement affirmer qu’il n’en était rien.

Cependant, à l’heure des questions supplémentaires Paul Bérenger devait révéler que dans le cas du centre commercial Centrepoint qu’une autorisation d’acquisition de propriété a été obtenue en quelques heures seulement par des investisseurs koweitiens, avec l’approbation du PMO.

Le Premier ministre a donné des explications pas très convaincantes pour expliquer cet empressement de ses services à accorder des autorisations à des investisseurs étrangers, qui se sont ensuite fait arnaquer par les promoteurs. Navin Ramgoolam soutient c’est parce que « les investisseurs étrangers se plaignent souvent de la lenteur des démarches ».

La deuxième révélation du leader de l’opposition concerne l’octroi du permis de construction par la municipalité de Quatre Bornes sans une étude préalable sur l’impact sur la circulation. Navin Ramgoolam fait alors ressortir que la commission d’enquête va également explorer cette avenue.

Quant à la question de Paul Bérenger concernant l’implication éventuelle de ministres, de notaires, d’avocats, d’officiers du Board of Investment (BOI) et du conseil municipal de Quatre-Bornes, le Premier ministre a simplement déclaré qu’il ne serait pas convenable à ce stade de l’enquête de révéler le nom de ceux qui ont déjà été interrogés.

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