PNQ sur l’affaire MedPoint : aucune réponse aux interrogations du leader de l’opposition

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Le leader de l’opposition s’est intéressé à l’affaire MedPoint lors de sa Private Notice Question (PNQ), au Parlement, ce mardi 8 mai, adressée au Premier ministre. Mais aucune des multiples interrogations adressées à Navin Ramgoolam n’a reçu de réponse satisfaisante.

La question de Paul Bérenger comportait initialement trois parties. Il demandait, d’abord, au Premier ministre, concernant l’achat par l’Etat de la clinique MedPoint qui appartient au Dr Kishan Malhotra, beau-frère de Pravind Jugnauth, l’ex-ministre des Finances, si cinq jours avant les élections générales de 2010, il avait autorisé l’émission d’appel d’offres pour l’acquisition d’un bâtiment pour l’aménagement d’un hôpital gériatrique.

Ensuite, le leader de l’opposition s’est intéressé à l’enquête de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) sur cette affaire, cherchant des informations concernant la date de l’ouverture d’une enquête, si l’affaire a été transmise au Directeur des poursuites publiques (DPP) et s’il y a eu une ordonnance de saisie (attachment order) et quand elle a été émise.

Dans la troisième partie de la PNQ, le Premier ministre était censé fournir des détails relatifs aux mesures prises pour l’entretien du bâtiment et des équipements.

Pour la première partie de la PNQ, Navin Ramgoolam s’est contenté de déclarer que l’autorisation pour des appels d’offres ne relevait pas de ses responsabilités. Le leader de l’opposition est alors passé à la deuxième partie de sa question concernant la Commission anti-corruption. Le Premier ministre a répondu que l’enquête était toujours en cours à l’ICAC. Concernant le bureau du DPP, Navin Ramgoolam s’est référé au communiqué émis par le bureau de ce dernier le jeudi 19 avril, à l’effet que la Commission anti-corruption ne lui a pas transmis de dossier sur l’affaire MedPoint.

C’est alors que Paul Bérenger a fait référence aux décisions du Conseil des ministres relativement à l’achat de la clinique. Le Speaker est intervenu pour souligner que les Cabinet Papers ne peuvent être ainsi rendus publics.

Ce qui a provoqué des brouhahas dans l’hémicycle. L’ambiance, qui était bon enfant en début de séance, est devenue tendue, les élus des travées de la majorité se mettant à chantonner : « Zot mem aste zot mem vande ».

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