PNQ : Il est difficile de détecter les fraudes sur les appels internationaux entrants

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L’installation du Fraud Tracking System a été stoppée suite à une plainte déposée à la Commission anti-corruption (ICAC) pour un contrat alloué en avril 2010. L’opposition prend pour cible la compagnie TLC (Mauritius) de&nbsp Lindsay Morvan, membre du PMSD.

La Private Notice Question (PNQ) de ce mardi 15 novembre était adressée au ministre des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), Tassarajen Pillay Chedumbrum. Paul Bérenger voulait connaître les raisons qui ont poussé l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) à mettre en place un Fraud Tracking System, dispositif de contrôle informatisé visant les opérateurs de téléphonie internationale.

Le ministre de tutelle a expliqué que c’est suite à de nombreuses plaintes reçues en 2009 de la part des International Long Distance (ILD) Operators que l’ICTA a décidé de mettre en place un système informatique pour identifier les éventuels fraudeurs. Un appel d’offres restreint fut lancé et le contrat alloué à la firme française Enterprise Telecom (Entel), le 14 avril 2010.

Toutefois, l’allocation de ce&nbsp contrat ainsi que les conditions qui y sont attachées ont été dénoncées à l’ICAC (Commission anti-corruption). L’ICTA a alors décidé d‘arrêter&nbsp l’installation de ce Fraud Tracking System, en attendant les conclusions de l’enquête de l’ICAC. Ce qui fait que même si les doutes à l’effet que les fraudes sur les appels internationaux continuent, l’ICTA est actuellement dans l’incapacité de les détecter «beyong reasonable doubts », a indiqué le ministre Tassarajen Pillay Chedumbrum.

Le député de l’opposition, Kee Chong Li Kwong Wing a insisté sur le fait que malgré la déclaration du ministre, Entel avait récemment soumis un rapport à l’ICTA. Un document qui donne des détails sur toutes les fraudes qui ont été détectées depuis l’année dernière, et fournit&nbsp toutes les preuves nécessaires pour entamer des poursuites contre les coupables. Le ministres des TIC a avoué qu’il n’était pas en présence des ces informations et qu’il allait se renseigner auprès de l’ICTA.

Quant au leader l’opposition, il est revenu à la charge sur l’annulation&nbsp des dettes de la compagnie TLC (Mauritius) par Mauritius Telecom. Tassarajen Pillay Chedumbrum a soutenu que ces dettes n’ont pas été « written off », mais que le remboursement avait été rééchelonné.

C’est à ce moment précis que le whip de l’opposition, Rajesh Bhagwan a voulu savoir si la compagnie TLC (Mauritius) a fait l’objet de faveurs exceptionnelles « parce que l’un des ses directeurs est Lindsay Morvan, le porte-parole du Parti mauricien social démocrate (PMSD) ». Le speaker n’a cependant pas autorisé cette question. La Private Parliamentary Secretary, Aurore Perraud (PMSD), d’habitude très calme lors des séances parlementaires, a vivement et bruyamment protesté contre l’intervention de Rajesh Bhagwan. Ce dernier a alors lancé : « Vous les travaillistes, écoutez attentivement ce qui se passe ».

Par ailleurs, Lindsay Morvan, présent dans la galerie publique de l’assemblée nationale, et qui a été mise en cause au cours de la PNQ, tient une conférence de presse à 14 heures ce mardi pour s’expliquer sur ces allégations. A la fin du temps alloué à la PNQ, visiblement énervé, il laissé entendre que le leader de l’opposition se cachait derrière l’immunité parlementaire pour faire des allégations contre sa compagnie.

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