PNQ : Fact Finding Committee sur la visite controversée d’une policière à la prison centrale

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Lors des débats lors de la Private Notice Question, Paul Bérenger, leader de l’Opposition, estime que devraient être examinées toutes les procédures entourant les visites administratives à la prison centrale.

C’est un Fact Finding Committee, présidé par un Senior Magistrate, qui aura la lourde tâche de faire toute la lumière sur les circonstances entourant la présence dans l’enceinte de la prison centrale de Beau-Bassin, le 31 mai 2012, d’une policière affectée au poste de police de Midlands dans le but d’interroger un détenu.

L’annonce a été faite ce mardi 3 juillet 2012 par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l’Assemblée nationale. Il répondait aux interrogations de Paul Bérenger, leader de l’Opposition, qui, dans le cadre de la Private Notice Question (PNQ), est revenu sur cette affaire qualifiée de grave des deux côtés de la Chambre.

Grave parce que la présence de cette policière à la prison centrale de Beau-Bassin ne relève pas d’une banale formalité administrative entre la police et le service pénitentiaire dans le cadre de l’approfondissement d’une enquête quelconque. Elle cachait bien des aspects qui ont, en effet, mis à nu les failles dans le mode de coordination entre ces deux services.

Parmi ces aspects, on note, entre autres, la découverte par le service de renseignements de la prison que l’homme qui accompagnait la policière n’était pas un membre de la force policière, qu’il a suffi à la policière de se munir d’une demande écrite de son supérieur, en l’occurrence un inspecteur de police, pour que les portes de la prison centrale de Beau-Bassin lui soient ouvertes. La policière et l’homme qui l’accompagnait ont été arrêtés et sont poursuivis devant le Cour du district de Rose-Hill.

Le Premier ministre a indiqué que contrairement à ce qui a été cru, aucune voiture de la police n’a été utilisée pour la policière et son ami.

Les questions de Paul Bérenger et des autres membres de l’Opposition parlementaire, à savoir Rajesh Bhagwan, Steeve Obeegadoo, Alan Ganoo, Reza Uteem et Nando Bodha, ont été à la hauteur de la gravité de l’incident.

Paul Bérenger, par exemple, a insisté pour que le Premier ministre fasse la lumière sur le fait que les deux suspects ont été libérés sans que la police ait jugé utile d’objecter à la concrétisation de cette démarche. Navin Ramgoolam a souligné que l’objection de la police a été faite lorsque les deux suspects ont été présentés devant la Cour de district de Rose-Hill. Il a précisé que cette démarche a été envisagée parce que l’enquête de la police n’était pas terminée. Le Premier ministre a annoncé que c’est le Senior Magistrate, qui présidait les travaux du Bail and Remand Court devant laquelle les deux suspects ont été présentés, qui a pris la décision d’agréer à la demande de remise en liberté sur parole des deux suspects.

Le leader de l’Opposition a voulu savoir à quel moment exactement le Commissaire de police a été mis au courant de l’incident impliquant cette policière. Le Premier ministre a répondu qu’il a dû être mis au courant sitôt l’incident s’est produit.

Rajesh Bhagwan a voulu savoir si la libération sur parole des suspects résulte d’une intervention ministérielle. « Non, il n’y a eu l’intervention de personne dans cette affaire », a répondu le Premier ministre.

Steeve Obeegadoo s’est demandé s’il ne fallait pas revoir le système de l’attribution de l’autorisation de la police pour des visites à la prison. Alan Ganoo a soulevé la question du port obligatoire d’un warrant à tout membre de la force policière invité à effectuer des visites de travail dans les prisons.

Paul Bérenger n’a rien trouvé à redire par rapport précisément à la décision du Premier ministre d’instituer ce Fact Finding Committee. Il a estimé que vu la gravité de cette affaire, le Senior Magistrate qui va présider les travaux de ce comité devrait revoir toutes les procédures entourant la visite de la police à la Prison, d’identifier les failles et de faire les recommandations appropriées.

Au tout début de la séance de mardi le 3 juillet 2012, le Premier ministre et Paul Bérenger de même que le président de l’Assemblée nationale, Kailash Purryag, ont rendu hommage à la mémoire de l’ex-ministre et député Mathieu Laclé qui est décédé la semaine dernière.

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