Plaidoirie du National Economic and Social Council en faveur de la réforme électorale

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Le National Economic and Social Council (NESC) prône l’introduction d’une dose de proportionnelle dans le système électoral, l’élimination du Best Loser System (BLS) et des mesures d’encouragement pour les femmes politiques.

Le NESC s’invite dans le débat sur la réforme électorale. Le dernier rapport de ce conseil est un véritable plaidoyer en faveur d’une refonte de la manière dont les candidats aux élections sont élus députés de l’Assemblée nationale. Ce rapport, qui est présenté comme « l’opinion du conseil sur la réforme électorale et la stabilité sociale », postule que le statu quo n’est plus une option.

« En tant que société adulte, nous avons besoin d’avancer sur le chemin du progrès social en trouvant les bonnes solutions à toutes les difficultés qui émergent », préconise le NESC.

C’est dans ce contexte que le NESC formule son opinion pour un mode électoral moderne et plus démocratique. Après de nombreuses consultations, les membres du conseil prennent fait et cause pour l’introduction d’une dose de proportionnelle dans la représentation parlementaire. Le conseil est d’avis que cette proposition vise précisément à mettre fin à l’abus de pouvoir par un gouvernement dont la majorité lui confère un contrôle absolu à l’Assemblée nationale.

Le NESC dénonce le système actuel qui permet à des partis ou à des alliances politiques de s’adjuger la totalité des sièges au parlement après avoir recueilli environ 65 % des voix exprimées. Selon le NESC, certains gouvernements ont abusé d’une telle position pour amender la constitution pour des raisons qui n’ont pas toujours représenté l’intérêt de la nation.

« Notre système politique n’a pas de garde-fou pour empêcher un gouvernement avec une majorité absolue à l’Assemblée nationale de changer la constitution pour des raisons purement partisanes », écrivent les membres du conseil.

En ce qu’il s’agit du BLS, le NESC estime qu’il a servi sa cause en garantissant une représentation minimale des minorités ethniques mais qu’il n’a pas mis fin au compartimentage ethnique. L’élimination du BLS serait salutaire, selon le NESC, pour la cohésion sociale du pays à travers une constitution débarrassée de ses références ethno-religieuses.

« L’abolition du BLS rendra caduque la classification des citoyens mauriciens sur la base de leur appartenance ethnique et appeler, par conséquence, à son élimination dans la constitution. La constitution devra avoir pour objectif de promouvoir la cohésion sociale plutôt que de perpétuer les divisions communautaristes existantes », soutient le NESC.

Le conseil considère que la réforme électorale devrait également prendre en compte la faible participation féminine à la vie politique. Il attire l’attention des partis politiques traditionnels sur leur responsabilité dans cette anomalie.

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