Paul Bérenger soutient que les idéaux du MMM n’ont pas changé depuis 1982

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Lors d’une cérémonie à Chamouny pour marquer le trentième anniversaire de la première élection du député Alan Ganoo, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) a affirmé que les idées qui caractérisaient son parti en 1982 sont restées les mêmes « pour l’essentiel ».

Alan Ganoo a réuni quelque 1 500 de ses partisans ainsi que la plupart des dirigeants mauves pour une grande fête à Chamouny, ce dimanche 17 juin. Les invités y avaient été conviés pour fêter la première élection du leader-adjoint du MMM dans la circonscription No 14 (Savanne/Rivière-Noire, le 11 juin 1982. Il s’agissait en même temps de marquer le premier 60-0 de l’histoire politique du pays et la première victoire des mauves aux élections générales.

Dans son intervention axée sur cette vague politique qui avait bouleversé le pays en portant au pouvoir une équipe de jeunes députés incarnant l’espoir et le rêve de toute une nation, Paul Bérenger s’est dit convaincu que les idéaux de son parti sont toujours les mêmes qu’en 1982. « Pour l’essentiel », précise-t-il

« Au cours de ses trente ans, nous sommes restés fidèles à nous-mêmes pour l’essentiel de ce que nous étions à l’époque. Nos idéaux n’ont pas changé. Même si c’est vrai que c’est la manière de militer et de faire de la politique qui a changé, nos idéaux, notre courage et notre volonté sont restés les mêmes. »

L’année 1982 était pour Paul Bérenger « la fin d’une époque ». Le leader du MMM estime qu’un chapitre était clos. « C’est une page de l’histoire qui s’est tournée. 1982 a incarné un immense espoir pour un pays en faillite et en crise », ajoute-t-il.
Ainsi, il estime que la déception de la cassure en mars 1983 était à la mesure de cet immense espoir. Se dédouanant de toute responsabilité dans la cassure, il affirme que l’histoire a déjà jugé ceux qui, selon lui, ont trahi l’immense espoir suscité par la victoire de 1982.

Paul Bérenger a longuement commenté les grandes causes que défendait le MMM, en l’occurrence l’unité nationale, la démocratie, les droits de la femme, le combat syndical, la lutte contre la corruption, et la souveraineté sur les Chagos et Tromelin.

Revenant sur l’état de l’économie en 1982, Paul Bérenger maintient que la situation était catastrophique. Il a, par la suite, donné son appréciation de son bref passage au ministère des Finances de juin 1982 à mars 1983.

« C’était la période la plus difficile de ma vie avec la présentation du budget après douze ans de lutte syndicale. Mais l’histoire reconnaît que c’est ce budget qui a remis le pays sur les rails et j’en suis fier », martèle Paul Bérenger.

Paul Bérenger est d’avis que tous les grands changements qui ont suivi la victoire du MMM en 1982 sont les résultats de la lutte des Mauves.

Lors de son intervention, le leader du MMM a tenu des propos fort élogieux à l’égard de son adjoint, qu’il a qualifié « de député et de militant exemplaire ».

Alan Ganoo a lui surtout voulu remercier les partisans de la circonscription qui lui ont été fidèles depuis qu’il a posé ses valises dans la circonscription No 14 (Savane/Rivière-Noire) au tout début des années 80. Il a rappelé avec fierté qu’il a été le seul député mauve qui s’est fait élire dans une circonscription rurale lors des législatives de 2010.

La fête s’est poursuivie avec animation musicale qui accompagnait un déjeuner bien arrosé.
Soulignons qu’au début de la semaine, des militants de la branche Batterie-Cassée à Ste-Croix dans la circonscription No 4 (Port-Louis Nord/Montagne-Longue) ont eux aussi tenu à marquer l’avènement du premier 60-0 de l’histoire politique du pays.

Sylvio Pachetty, 66 ans, président de la branche, se rappelle la création de la branche et les activités politiques de l’époque. « Nous célébrons les 60-0 et la création de notre branche. Je me rappelle les actions menées par les militants dont Khrisna Baligadoo, aujourd’hui décédé, et Mico Arunasalom qui a émigré en Australie l’an dernier ».

Les militants de la branche Batterie-Cassée disent avoir un petit pincement au cœur. Si les principaux porte-drapeau du MMM dans le quartier étaient présents, à l’instar de Suzelle Séblin, Ramesh Ramnial et Swadesh Babajee, aucun dirigeant n’a daigné leur faire l’honneur de répondre à leur invitation.

« Jean-Claude Barbier et Joe Lesjongard nous ont dit qu’ils devaient préparer leurs interventions au Parlement qui se réunissait le lendemain. Les autres n’ont pas répondu. Sans doute ils avaient mieux à faire. Mais nous avons tenu à marquer l’événement », déclare un Sylvio Pachetty philosophe.

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