Paul Bérenger soutient que l’Etat mauricien n’a rien à proposer à Copenhague 2009

Avec le soutien de


«Le Premier ministre (PM) est parti à la conférence de Copenhague sur le climat avec une valise vide. Le ministre de l’Environnement en est responsable».


Ce sont les mots du leader du Mouvement Militant Mauricien (MMM), prononcés lors de la conférence de presse de ce parti, qui a eu lieu le 12 décembre, à l’hôtel Labourdonnais, à Port-Louis.

Paul Bérenger dit qu’il suit attentivement le déroulement de cet évènement, qui&nbsp a débuté le&nbsp 7 et prendra fin le 18 de ce mois. Il critique le fait que le gouvernement mauricien n’ait envoyé, à Copenhague, que «deux malheureux fonctionnaires» en tant qu’experts, alors que les autres pays participant à ce sommet en ont dépêché de véritables experts.

Il souligne que les Maldives fait régulièrement des propositions en faveur de l’écologie, contrairement à Maurice.&nbsp «En mars dernier, ce pays a dévoilé un plan pour que les Maldives devienne prochainement un ‘carbon neutral country’ et n’émet plus de gaz à effet de serre», affirme-t-il. Et d’ajouter, «tandis qu’à Maurice, rien n’est fait dans ce sens et d’ici 20 ans, nos émissions de carbone doubleront».

A ce stade, le leader du parti cœur en profite pour parler du projet Maurice Ile Durable (MID) et des énergies renouvelables. «Le concept MID n’est pas seulement qu’une coquille vide mais il a également plein de contradictions», lance-t-il.

Il fait ressortir qu’en 2007, le gouvernement avait projeté, dans sa politique énergétique, d’augmenter, d’ici 2025, à 43% la part d’énergie en provenance de sources renouvelables.

«Puis, l’Etat l’a révisé cette politique dans un ‘long term strategy document et à ramener le pourcentage à atteindre à 35%. Mais, à ce sujet, Patrick Assirvaden, directeur du CEB, a soutenu que nous ne pourrons même pas arriver à 30% !», indique Paul Bérenger.

«Pourtant, Joël de Rosnay, le conseiller spécial du gouvernement sur MID, a lui-même dit que c’est faisable à 65% à l’horizon 2008», précise-t-il.
Selon le leader du MMM, tous les projets liés à la production d’énergies renouvelables, c’est-à-dire, l’utilisation de «bagasse», les éoliennes, la production d’éthanol «sont en panne». Il n’exclut pas la première tentative pour la production d’énergie solaire - un «fiasco», à ses yeux.

«Nous perdons du temps. Tous ces projets là resteront bloqués. Personne n’y investira des millions tant il n’y a pas de garantie sur le prix et que le gouvernement n’ait pas de politique à moyen et long terme», s’insurge Paul Bérenger.

A son avis, le Central Electricity Board (CEB) est à l’origine de nombreux de ces «blocages», car cette autorité veut garder le monopole sur l’énergie.

Paul Bérenger réitère l’urgente nécessité de mettre sur pied un organisme régulateur indépendant pour décider du prix d’achat et de vente de l’énergie à Maurice.

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