Paul Bérenger s’inquiète de la fourniture d’électricité sur le moyen terme

Avec le soutien de

Le leader de l’opposition estime que nous sommes déjà dans la zone rouge en matière de production énergétique. Il demande au gouvernement de réagir rapidement sur un dossier qui est, selon lui, au-dessus de la politique partisane.

«Le gouvernement en train de jouer, non pas avec le feu, mais avec l’électricité alors que nous sommes déjà dans la zone rouge.» La production d’électricité pour les années à venir a été le principal thème abordé lors de la conférence de presse de Paul Bérenger, ce samedi 16 avril. Il attire l’attention sur ce qu’il considère être une situation extrêmement urgente.

Paul Bérenger en veut pour preuve le renvoi de la mise à la retraite des veilles turbines de 30 mégawatts fonctionnant à l’huile lourde de la station de Saint-Louis. Le début du retrait de ces turbines du réseau de la Central Electricity Board (CEB), qui était prévu pour cette année, a été reprogrammé pour 2012. Un renvoi qui s’expliquerait, pour le leader de l’opposition, par la situation difficile à laquelle font face les autorités.

Pour Paul Bérenger, 2012 serait l’année de tous les dangers. «L’entrée en opération des quatre nouveaux moteurs de 15 mégawatts chacun n’est pas envisageable avant le milieu de l’année prochaine. Au moindre retard ou cafouillage, ce sera la catastrophe», prévient-il.

Commentant le rejet du projet de CT Power pour une centrale à charbon de 100 mégawatts à Pointe-aux-Caves, Paul Bérenger estime qu’il est temps que le gouvernement arrête «les zigzags» et vienne de l’avant avec une vision claire de sa politique énergétique.

Il soutient que la récente déclaration du Premier ministre lors d’un rassemblement socioreligieux, à l’effet que le gouvernement allait revoir sa décision sur ce dossier, démontre une nouvelle fois que «sur tous les sujets sérieux, Navin Ramgoolam n’est pas du tout sérieux». Il se demande si c’est ainsi que le Premier ministre compte diriger le pays.

Il déclare que le nouvel appel d’offres international annoncé par le ministère de l’Energie et des Services publics pour une centrale de 100 mégawatts à base de charbon uniquement le dérange énormément. Il propose que les éventuels soumissionnaires soient invités à faire des propositions pour deux unités de production distinctes.

La première pour une capacité de 50 mégawatts utilisant bagasse et charbon avec les petits planteurs, les laboureurs et les artisans de l’Industrie sucrière comme actionnaires. La deuxième avec le CEB comme partenaire pour une capacité identique et utilisant uniquement le charbon comme combustible.

Paul Bérenger affirme que CT Power, qui pourra également participer à ce nouvel exercice d’appel d’offres, aura, certainement, une avance sur ces concurrents étant déjà impliqué de très près dans ce dossier.

D’autre part, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), qui avait fait du projet de Neotown son principal thème de mobilisation pour le meeting du 1er mai, annonce une mise au placard temporaire de ce dossier le temps de la visite de la présidente de la République Indienne. «Par respect pour ce pays ami même si Patel Engineering Ltd n’a rien avoir avec nos relations privilégiés avec l’Inde», explique Paul Bérenger.

Le leader de l’opposition est revenu sur les deux derniers accidents impliquant les autobus de la Corporation Nationale de Transport (CNT). La CNT qui, dit-il, est non seulement en faillite, mais est aussi devenue un danger public.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires