Paul Bérenger préfère des élections législatives anticipées aux municipales

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Le leader du MMM se dit en faveur des élections générales au plus tôt et avant la tenue des municipales. Il soutient avoir plusieurs cartes en main et qu’il n’y a aucune alliance dans l’air avec le MSM ou le PTr.

Le Mouvement Militant Mauricien (MMM) est sûr de lui. Il respire la confiance. C’est du moins ce qu’a fait ressortir son leader lors de l’assemblée des délégués du parti ce dimanche 21 août, à Belle-Rose. « C’est le MMM qui dicte l’agenda politique du moment, c’est grâce à nous que les discussions sont en train de déboucher sur la réforme électorale ainsi que sur la deuxième république, le MMM reste de loin le plus grand parti », a fait ressortir Paul Bérenger devant une assistance acquise à cause.

Il dit disposer de plusieurs cartes et qu’il saura en faire bonne usage en temps voulu. Il a aussi assuré que la question d’alliance avec le MSM n’est pas d’actualité. Encore moins avec le Parti Travailliste.

Le leader mauve a ajouté que ses récentes rencontres avec le MSM ou encore avec Navin Ramgoolam étaient uniquement axées sur la réforme électorale et la nécessité d’une IIe République. « Nous sommes content de savoir qu’au sujet de la réforme électorale, nous sommes sur la même longueur d’onde que Navin Ramgoolam. Quant au MSM, sa position a beaucoup évolué », a-t-il lancé.

Selon Paul Bérenger, Navin Ramgoolam a une occasion en or pour démontrer « que pour au moins une fois dans sa vie il peut avoir le courage de prendre de bonnes décisions. Je suis persuadé que les parlementaires voteront pour la réforme électorale à l’unanimité ». Il a également soutenu que le pays a besoin des compétences du MMM, et c’est pour cela qu’il demande des élections générales anticipées.

«Le pays se trouve dans une situation critique avec la dégradation du ‘law and order’ et la montée de la corruption. C’est pour cela que je pense que c’est mieux qu’il y ait d’abord des élections générales, au lieu des municipales », s’est-il justifié.

Navin Ramgoolam n’a pas été épargné lors de cet événement. Le Premier ministre n’a aucun respect pour les institutions, lâche Paul Bérenger. « Il prétend être un grand défenseur des institutions. Si c’était réellement le cas il n’aurait jamais humilié le Président de la République, comme il l’avait fait dans le passé. Il se serait également assuré de nommer une personne à la tête de la Commission des Droits Humains », dit il.

Après les critiques contre la Commission anti-corruption, il a fait ressortir que seul le MMM peut permettre à l’institution de faire son travail correctement. Qu’il n’y aura pas d’ingérence et qu’elle pourra opérer en toute indépendance.

Fait marquant de cette assemblée de délégués, lors de la traditionnelle séance des questions et réponses, les sympathisants ont tous voulu avoir l’assurance que le MMM ne s’alliera pas au MSM, que ce soit avant ou après les élections. Paul Bérenger s’est contenté de dire que « la question d’alliance ne se pose pas ».

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