Paul Bérenger : " Il n''est pas question que le MMM entre au gouvernement avec ou sans le MSM"

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Le leader de l’Opposition veut démentir la rumeur qu’il ferait les « yeux doux » au chef du gouvernement. Pour bien montrer sa bonne foi, il accuse Navin Ramgoolam d’être la cheville ouvrière de l’achat de la Clinique MedPoint par l’Etat à cinq jours des élections (Photo : archives). |

Il n’y aucun contact ni de rapprochement entre le Mouvement Militant Mauricien (MMM) et le Parti Travailliste (PTr). Ni n’est-il question que ce parti rejoigne le gouvernement avec ou sans le Mouvement Socialiste Militant (MSM).

Ces belles paroles sont celles de Paul Bérenger, chef de file des mauves. Il veut absolument faire taire la rumeur à l’effet qu’il fait du pied à Navin Ramgoolam. Et qu’il fait de sorte à l’épargner dans ses critiques sur de nombreux dossiers ces derniers temps.

« Que les choses soient claires... Nu prêt pou diskit ek Navin Ramgoolam lor éne point selman : la reforme électorale », assure le leader de l’opposition. Comme pour démontrer qu’il ne fait pas du tout les « yeux doux » au chef du gouvernement, il en profite pour tirer une flèche sur celui-ci quant à son rôle dans l’achat, par l’Etat, de la clinique MedPoint.

Paul Bérenger affirme que seul le Premier ministre a dû donner l’ordre d’aller de l’avant avec les procédures d’achat de la clinique appartenant au clan Jugnauth. Ce, le 30 avril, cinq jours avant la tenue des élections législatives. Il reprend ainsi les mots de la directrice de communication des rouges, Nita Deerpalsing, que la transaction est légale, mais les confrontent à la morale et la décence.

Afin de soutenir son point que c’est nul autre que Navin Ramgoolam qui a mis en branle la transaction, il prend à témoin les propos répétés de l’e- ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, à l’effet qu’il ignore tout de ce dossier. « Sel konklisyon possib seki Navin Ramgoolam li mem fine donne lord », enchaîne le leader des mauves.

Il qualifie l’achat de la Clinique MedPoint par l’Etat de « scandale du siècle » et déplore que nul au sein du gouvernement ne se soit donné la peine de venir avec des réponses aux questions qu’il a soulevées. Paul Bérenger annonce ainsi la tenue d’un meeting dans la circonscription No. 8 et No. 14, les fiefs de Pravind Jugnauth, vice-Premier ministre et ministre des Finances, ainsi que de Maya Hanoomanjee, la ministre de la Santé et cousine par alliance du leader du MSM.

Sur les thèmes d’actualité de cette semaine, le leader de l’opposition déplore que le Premier ministre n’ait pas jugé utile de condamner, comme lui-même l’a fait, l’incendie criminel au domicile de l’ancien vice-Premier ministre, Harish Boodhoo. Il fait une demande au commissaire de police afin que l’enquête soit menée en toute diligence et que les coupables soient traduits en justice.

Au sujet de la pénurie de carburants, il tape allégrement sur le ministre du Commerce et de l’Industrie, Showkutally Soodhun. Allant jusqu’à le qualifier de « clown » alors qu’il lui a déjà attribué un maroquin dans le passé. Paul Bérenger déplore l’absence de projet pour le stockage additionnel de carburant et se pose des questions sur le contrat de transport du carburant par le tanker de la firme Betonix.

Il en appelle ainsi à Megh Pillay, patron de la State Trading Corporation (STC), pour davantage de transparence quant au contrat de fret de quinze ans accordé à Betonix. Il s’inquiète de savoir si la STC a un Plan B si jamais le tanker de cette firme de la famille Bhunjun tombe en panne ou a du retard à cause d’un imprévu climatique.&nbsp
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