Paul Bérenger estime que le Parlement aurait dû débattre du rapport du Directeur de l’Audit

Avec le soutien de

Le leader de l’opposition soutient que le Premier ministre aurait dû venir avec une motion à l’Assemblée Nationale pour accuser réception du rapport du Directeur de l’Audit. Cela aurait donné l’occasion aux députés de s’exprimer sur le sujet.

Paul Bérenger, n’a pas manqué de commenter le rapport du Directeur de l’Audit, rendu public en début de semaine, lors de sa conférence de presse de ce samedi 17 juillet. Le leader du MMM a, également, renouvelé ses critiques contre le gouvernement en ce qu’il s’agit de la gestion de la communication autour de la Grippe A(H1N1) et de l’installation d’une cimenterie à Port Louis.

Le leader de l’opposition regrette que, seul, le Public Accounts Commitee (PAC) aura l’occasion de discuter du rapport de l’Audit qui met en exergue les carences dans la gestion des services publics. Paul Bérenger trouve que le rapport mérite qu’un débat complet lui soit consacré au parlement. «C’est le Premier ministre en personne qui aurait dû venir de l’avant avec une motion en ce sens. Si Navin Ramgoolam était quelqu’un de sérieux il aurait lancé ce débat au Parlement», affirme-t-il.

Le leader du Mouvement Militant Mauricien (MMM) estime que le rapport du directeur de l’Audit couvrant la période de juillet 2008 à décembre 2009 met au jour la «mauvaise gestion et le gaspillage des fonds publics ». Année après année, depuis 2005, déclare-t-il, le directeur de l’Audit dénonce la même chose sans qu’il n’y ait un quelconque changement dans la gestion des affaires de l’Etat.

«. Il y a un sentiment de dégout au sein de la population qui est révolté devant la situation. Les choses doivent changer», considère le leader de l’opposition.

Paul Bérenger a promis que l’opposition reviendra avec des questions parlementaires et que lui, personnellement, adressera des Private Notice Questions aux membres du gouvernement pour que le rapport du Directeur de l’Audit ne «reste pas lettre morte».

Paul Bérenger a répété ses critiques sur ce qu’il qualifie de mauvaise gestion du dossier de la Grippe A (H1N1). Il maintient que le ministère de la Santé aurait dû informer le public dès le départ de la présence du virus sur le sol mauricien.

«Dès la détection du premier cas en février, la population méritait d’être informée sans, toutefois, créer de panique. A partir de là,&nbsp les médecins aurait été plus vigilants et la population aurait pris plus de précautions. Il a fallu attendre qu’il y ait mort d’homme cinq mois après pour que les autorités se décident à communiquer les chiffres. Je blâme sévèrement le ministre pour cela», déclare Paul Bérenger.

En ce qui concerne le projet de cimenterie à Port Louis, le leader de l’opposition a réitéré les critiques émises la semaine dernière. «Je maintiens que le permis suivant l’étude d''''impact environnemental n’a pas été émis selon les procédures », dénonce le leader du MMM.

D’autre part, Paul Bérenger s’est étonné de l’attitude adoptée par la Police dans l’affaire du film documentaire « Paradi an Dey » qui traite de la toxicomanie.&nbsp Les tracasseries qu’a subies le réalisateur Jameel Peerally est de la même veine que le traitement infligé à l’ancien ministre des Finances, Rama Sithanen et d’Ananda Rajoo, rédacteur en chef du Militant, estime le leader de l’opposition.

L’ex-ministre des Finances avait été arrêté et traîné en cour pour avoir, semble-t-il, tenu au téléphone des propos insultants envers un syndicaliste, au mois de janvier dernier.&nbsp Le rédacteur en chef du militant, lui, est accusé d’avoir publié des informations inexactes sur la grippe A (H1N1) en 2009. Il avait aussi été contraint à comparaître en cour avant d’être relaxé.&nbsp

Paul Bérenger a lancé un appel au Commissaire de Police pour que cessent « les arrestations inutile».

&nbsp

&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires