Paul Bérenger : «Je n’ai pas choisi la couleur de ma peau mais j’ai choisi mon combat»

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Le leader du MMM a enchaîné trois meetings à Mahébourg, Vacoas et Cité Kennedy lundi 19 avril. Il affirme que la population mauricienne ne veut plus des attaques communalistes et que cela ne l’empêchera pas de devenir le prochain chef du gouvernement.


Paul Bérenger entend ainsi contrer la campagne de ses adversaires sur son origine ethnique. «La majorité des Mauriciens ont déjà accepté le fait que Paul Bérenger puisse devenir Premier ministre. Nous sommes en train d’écrire l’histoire. Nous ouvrons la porte qui permettra à n’importe quel Mauricien d’avoir sa chance d’être à la tête de pays. C’est cela que les jeunes reconnaissent. Ils ne veulent plus des fils à papa», affirme le leader de l’Alliance du cœur.


Lors des trois meetings au no. 12 (Mahébourg – Plaine -Magnien), au no. 16 (Vacoas – Floréal) et au no. 14 (Savanne – Rivière-Noire) le lundi 16 avril, Paul Bérenger s’est ainsi longuement appesanti sur son origine ethnique et les «accusations gratuites» de ses adversaires. «Paul Bérenger est à carreau. Entre les élections, je suis noir. Dès que les élections arrivent, je deviens le blanc. Je n’ai pas choisi la couleur de ma peau mais j’ai choisi mon combat», soutient avec force le leader des mauves et candidat au poste de Premier ministre.


Paul Bérenger est convaincu que les campagnes communalistes dont il a été victime dans le passé, quand il s’est présenté comme Premier ministre face à l’électorat, ne servent plus à rien. «Les jeunes, surtout, ne veulent plus de ce genres d’arguments. Cette fois-ci, le communalisme ne marchera pas», martèle Paul Bérenger.


Le leader du MMM a fait une nouvelle sortie contre le président de la République. Il accuse sir Anerood Jugnauth d’avoir violé la Constitution en se mêlant à la politique active. « Soodhun est venu avouer que c’est SAJ qui a négocié l’alliance entre le PTr, le MSM et le PMSD. C’est illégal de la part d’un président de la République et, d’un autre côté, cela prouve que Pravind Juganuth boit encore le biberon politique», conclut Paul Bérenger.


Il a également repris les thèmes habituels de sa campagne. La Mauritius Broadcasting Corporation et la police en ont chacun pris pour leur grade. Paul Bérenger a aussi dénoncé ce qu’il qualifie d’abus du pouvoir en place et maintient que Navin Ramgoolam paiera cher pour la manière dont il a traité son ministre des Finances, Rama Sithanen.


A la fin de chaque meeting, Paul Bérenger a renouvelé sa conviction d’une victoire sans appel de l’Alliance du cœur. «Nous avions déjà une avance sur nos adversaires. La liste des candidats de Navin Ramgoolam est venu augmenter cette avance», répète-t-il à chacune de ses interventions.



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