Paul Bérenger : « Indispensable que l’ICAC interroge Navin Ramgoolam et Rajesh Jeetah »

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Le leader de l’opposition réclame que soient interrogés le Premier ministre et l’ancien ministre de la Santé dans l’enquête sur l’affaire Medpoint. Il fustige également Navin Ramgoolam pour « son manque de respect vis-à-vis des institutions ».

Paul Bérenger est de nouveau abordé, ce samedi 6 août, l’enquête de la Commission anti-corruption (ICAC) sur le rachat de la clinique Medpoint par l’Etat au coût de Rs 144,7 millions.

Il estime que l’ICAC doit entendre les explications de Rajesh Jeetah qui est à l’origine de l’appel d’offres « taillé sur mesure » à quelques jours des dernières législatives. Il est d’avis que le chef du gouvernement qui a présidé le Conseil de ministres qui a approuvé cette démarche doit aussi s’expliquer devant les enquêteurs.

« Je trouve scandaleux que l’ICAC n’ait toujours pas questionné le ministre Rajesh Jeetah sur les conditions dans lequel l’appel d’offres taillé sur mesure a été lancé le 30 avril 2010. Si la commission veut être prise au sérieux elle doit, sans tarder, interroger Rajesh Jeetah et le Premier ministre qui a présidé le Conseil des ministres », martèle Paul Bérenger.

Ce dernier est revenu sur le communiqué de Navin Ramgoolam suite à la démission des six ministres du Mouvement socialiste mauricien (MSM). Communiqué qui fait état de son respect pour les institutions. Il affirme que le chef du gouvernement est la dernière personne à pouvoir se permettre de parler du respect des institutions.

Il a donné une série d’exemples où, estime-t-il, Navin Ramgoolam fait preuve d’un manque de respect évident contre les institutions de la République. Il a rappelé, entre autres, l’épisode de prestation de serment devant l’hôtel du gouvernement en 2005 au cours duquel le président de la République avait subi, selon son analyse, un traitement humiliant.

« Deux ans se sont écoulés depuis que l’Electoral Boundaries Commission a déposé son rapport et le Premier ministre ne l’a toujours pas présenté au Parlement. C’est un manque de respect envers la constitution et la commission électorale », ajoute-t-il.

Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) associe également l’absence de responsables à la tête des principales agences de service public à un manque de respect envers ces institutions.

Paul Bérenger considère que le masque de grand leader, garant de stabilité, de Navin Ramgoolam est tombé avec la crise politique qui secoue actuellement le gouvernement.

« Navin Ramgoolam a pu marquer des points vis-à-vis de Pravind Jugnauth, mais dans le pays son image est bien mal en point. L’image de stabilité a volé en éclat. Sa réputation d’incapable à prendre des décisions s’est confirmée comme jamais auparavant avec un Premier ministre qui n’est pas capable de révoquer une ministre qui a été arrêtée et inculpée », s’insurge le leader des mauves.

Par ailleurs, Paul Bérenger a révélé qu’il travaille en ce moment sur un autre dossier et qui pourrait renfermer un nouveau scandale. Il s’agit d’un contrat qui aurait été alloué par la Banque de Maurice après avoir annulé un premier exercice d’appel d’offres. Un contrat dont le montant tournerait autour Rs 100 millions.

Il affirme que la commission anti-corruption est présence, depuis le 22 novembre 2010, d’une plainte d’une firme étrangère qui s’est estimée lésée par cette transaction.

« Je demande au directeur de l’ICAC de prendre ses responsabilités dans cette nouvelle affaire », prévient le leader de l’opposition.

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