Patrick Assirvaden: «Il faudra renégocier le contrat de CT Power»

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Le président du Parti travailliste est d’avis qu’il faudra renégocier le contrat signé entre le Central Electricity Board (CEB) et CT Power concernant la construction d’une centrale à charbon à Albion.

«Trop de choses ont changé avec les 31 nouvelles conditions mais aussi au cours des sept années de procédures». Patrick Assirvaden apporte un nouvel élément au dossier CT Power. Il affirme qu’il faudra une renégociation du contrat signé entre le promoteur et le CEB. C’était lors de la conférence de presse de l’alliance gouvernementale, samedi 16 février, à Port-Louis.

Plus tôt, le président du PTr a, pourtant, fait l’éloge du contrat actuel. Il a mis l’emphase sur les différences qui existent entre le contrat de CT Power et ceux des Independent Power Producers (IPP) «traditionnels». Cela après avoir qualifié la publication des sept Power Purchasing Agreements (PPA), vendredi 15 février.

«D’abord le CEB détient 26 % de l’actionnariat du projet CT Power, il pourra racheter la centrale pour la somme symbolique d’un dollar après vingt ans d’activités. En sus de cela, il y a une série de limites concernant le profit et autres risques liés au taux d’échange, au taux d’intérêt et à l’indexation du prix de vente sur l’inflation», explique Patrick Assirvaden.

Et de marteler que le contrat signé avec CT Power «est définitivement le plus avantageux pour le pays que n’importe quel autre contrat signé dans le passé».

Il ne précise cependant pas l’effet qu’aura une éventuelle renégociation sur ces «avantages» ni si ces changements impliqueront la demande d’un nouveau permis Environment Impact Assessment (EIA).

Par ailleurs, le président du PTr souligne que c’est Navin Ramgoolam qui s’est le plus battu pour rendre public les accords signés entre les IPP et le CEB.

Patrick Assirvaden affirme également que: «Navin Ramgoolam est aussi celui qui a exigé une renégociation de ces accords qui a abouti en un rapport après une étude du consultant américain Hunton &amp Williams. Le clou de ce débat n’est pas vraiment dans la publication des PPA mais il se trouve dans ce rapport…Le crédit va d’abord au Premier ministre».

Il a réitéré son appel pour que les conclusions de cette étude soient rendues publiques. Interrogé sur l’identité de celui qui peut rendre ce rapport public, le président du PTr a indiqué que cela doit se faire à travers un accord entre le gouvernement et les IPP et laisse entendre que c’est à eux de prendre une décision.

«Puisqu’ils ont été si prompte à publier les PPA allons au bout du principe de transparence en rendant public ce rapport», soutient-il.

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