Parlement : Violente prise de bec entre Vasant Bunwaree et Steve Obeegadoo

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L’ancien ministre de l’Education et l’actuel se sont affrontés suite à une question de l’opposition sur la grève entamée par les étudiants du Lycée Polytechnique de Flacq. Le ministre Bunwaree accuse son prédécesseur d’être à l’origine de cette situation.

Violente prise de bec entre le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree et le député de l’opposition, Steve Obeegadoo. Le ministre Bunwaree qui attribue régulièrement la responsabilité des carences de notre système éducatif à son prédécesseur a, une nouvelle fois, récidivé au Parlement ce mardi 31 mai.

Suite à cet incident, le Chief Whip, Suren Dayal, a même soulevé un point de droit soutenant que Steve Obeegadoo devrait retirer des allégations faites à l’encontre du ministre. Après vérification, le Speaker a rejeté la demande de Suren Dayal.

La question initiale du député Steve Obeegadoo portait sur les raisons de la grève qui ont poussé les étudiants du Lycée Polytechnique de Flacq à se mettre en grève le 19 mai. Ces derniers n’acceptent pas que leur institution tombe désormais sous la responsabilité du Mauritius Institute of Traning and Development (MITD) alors qu’auparavant le diplôme d’aptitude professionnel pour lequel ils concourent était délivré par la Mauritius Examination Syndicate (MES).

Le ministre de l’Education a expliqué que les officiers du MITD ont essayé de trouver une solution et qu’il n’y avait pas d’inquiétude à avoir. Vasant Bunwaree a soutenu que son ministère en train de réfléchir à une solution alternative pour les étudiants qui ont intégré l’institution tertiaire de Flacq avant la création du MITD.

Le ton est monté d’un cran quand l’ancien ministre de l’Education a exigé de l’actuel titulaire du poste des précisions sur l’enquête menée par le ministère de tutelle sur la situation. Vasant Bunwaree devait répondre qu’il y a effectivement eu une enquête avant d’alléguer que ces jeunes n’agissent pas de leur propre chef.

Il devait ensuite ajouter qu’il savait que l’ancien ministre a rencontré les étudiants, avant de faire des commentaires sur le rôle qu’aurait joué selon lui Steve Obeegadoo dans le déclenchement de ce mouvement de protestation, l’accusant même de se servir de des étudiants concernés.

« C’est une honte. Je suis un député et j’ai le droit de rencontrer qui je veux », rétorque alors Steve Obeegadoo, qui pouvait à peine cacher son énervement. Les autres membres de l’opposition ont bruyamment protesté contre l’attitude du ministre Bunwaree.

Steve Obeegadoo est revenu à la charge avec plusieurs questions concernant le fonctionnement de l’établissement de formation, notamment concernant l’absence de chef administratif, d’un conseil des étudiants et de la sécurité.

« Je peux renvoyer l’honorable membre au passé. Il est probablement responsable de cette situation. Il est responsable de qui se passe actuellement là-bas », devait lui lancer Vasant Bunwaree.

Les protestations fusèrent des bancs de l’opposition alors que le ministre Bunwaree lançait de nouvelles piques et continuait d’accuser le secrétaire général du Mouvement militant mauricien (MMM) de se servir des étudiants pour faire de la politique.

Le Speaker a dû intervenir pour ramener le calme. Toutefois, à la fin de la séance des questions, le chief whip a soulevé un point de droit en affirmant avoir entendu le député de l’opposition formuler de graves allégations à l’encontre du ministre de l’éducation.

Suren Dayal a soutenu que Steve Obeegadoo a accusé le ministre d’avoir abandonné les écoles de la Zone prioritaire d’éducation (ZEP) et du Prevokbek du Bureau de l’éducation catholique parce que les enfants qui fréquentent ces établissements venaient des familles pauvres.

Le Deputy-speaker, Sudesh Roopun, qui présidait les travaux de l’Assemblée nationale au moment de l’incident, devait faire ressortir que si le député de l’opposition avait imputé des motivations au ministre, il devrait retirer ses propos et s’excuser.

Paul Bérenger devait exiger que la bande sonore soit étudiée avant que le vice-président ne se prononce sur le point de droit. A la reprise, c’est le Speaker Kailash Prayag qui est venu annoncer la décision de la présidence sur le point de droit. Il a conclu qu’il n’y avait aucune raison pour le député de l’opposition de retirer ses propos puisqu’il parlait du ministère et non du ministre.

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