Parlement : Bérenger interrogera Bachoo sur la Corporation nationale de transport

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Lors de sa Private Notice Question (PNQ) de ce mardi 19 juillet, le leader de l’opposition s’intéressera à la Corporation nationale du transport (CNT). Anil Bachoo, ministre du Transport intérieur, devra faire le point sur la situation dans laquelle se trouve cette compagnie.

Paul Bérenger, pour sa PNQ du jour, demandera au ministre Anil Bachoo de fournir des renseignements sur la situation actuelle de la CNT et sur les projets visant à lui permettre de sortir de la situation financière critique dans laquelle elle se trouve depuis plusieurs années.

Le ministre du Transport intérieur devra indiquer le nombre d’employés de la CNT. On devra aussi être fixé sur le nombre d’autobus faisant partie de la flotte de la corporation, les coûts de la maintenance de ces véhicules, ainsi que le nombre d’autobus qui ne sont plus en opération.

Anil Bachoo devra, en outre, indiquer le nombre de bus qui date de plus de 10 et de plus de 16 ans respectivement, y compris pour les 24 autobus affectés au transport scolaire.

Paul Bérenger veut également savoir le nombre de véhicules impliqués dans des accidents de la route chaque année depuis 2005, et demande à être informé des causes d’accidents.

Le ministre du Transport intérieur devra aussi apporter des éclaircissements sur les procédures d’acquisition des autobus et des pièces de rechange à la CNT. Enfin, il sera appelé à donner des renseignements sur la situation financière de la compagnie au premier trimestre de 2011, sur la totalité de la dette de la corporation à ce jour.

Rappelons que fin avril, lors d’une conférence de presse, Ashwin Dookun et Robin Soonarane, respectivement président du conseil d’administration et directeur général de la CNT, souhaitaient que le gouvernement concrétise rapidement un plan de restructuration qu’avait évoqué le ministre Bachoo, lors des travaux parlementaires du mardi 18 avril.

Robin Soonarane expliquait que la situation dans laquelle se trouve la corporation est due à un « laisser-aller » qui perdure depuis près de cinq ans. « Malheureusement c’est nous qui payons les pots cassés aujourd’hui », avait-il alors déclaré.

Déjà en 2009, le gouvernement avait dû allouer une somme de Rs 112 millions afin de compenser la hausse de 28 % des tarifs du ticket d’autobus. Cette fois, la CNT n’a d’autre choix que de demander l’intervention du gouvernement. « Nous avons fait des requêtes auprès du ministère et maintenant nous sommes dans l’expectative », a déclaré le directeur général de la CNT.

Robin Soonarane indique que la CNT est « la plus grande entreprise » à Maurice à fournir un service à vocation sociale. « Certains trajets que nous assurons ne sont pas profitables. Nous avons été contraints de supprimer certaines routes », a-t-il souligné.

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