Parlement : Anil Bachoo annonce l’introduction du péage pour décongestionner certaines routes

Avec le soutien de

Répondant à la Private Notice Question de Paul Bérenger, au Parlement, ce matin, Anil Bachoo, ministre du Transport intérieur, a annoncé que le péage sera introduit dans le cadre des différents projets relevant du Road Decongestion Programme (RDP), la mise en service du métro-léger étant encore à l’étude.

Paul Bérenger a interrogé Anil Bachoo sur l’éventuel impact que l’introduction du métro-léger risque d’avoir sur le programme de décongestion des routes, sur le mode de financement de ce projet et sur la sécurité d’emploi des salariés des compagnies d’autobus.

Anil Bachoo devait d’abord indiquer que le gouvernement a opté pour une approche holistique et que le métro-léger n’est pas la seule option étudiée pour régler le problème de la circulation routière à Maurice. Il a alors évoqué les projets de construction à venir risquant d’avoir un impact considérable sur la circulation routière, dont celui de Neotown, de Highlands ou encore de Bagatelle. Des projets situés, pour le premier aux Salines, Port-Louis, et les deux autres près de l’autoroute M1.

Dans ce contexte, estime le ministre, il est pertinent de considérer l’option métro-léger. Cela d’autant plus que dans le cadre d’une Ile Maurice Duty Free, il est essentiel d’avoir un système de transport efficace. Et d’ajouter, par rapport au fait qu’il a changé de décision depuis décembre 2009, que c’est un nouveau gouvernement avec de nouvelles personnes et de nouvelles idées.

A propos du RDP, Anil Bachoo a indiqué qu’en avril 2009, un contrat pour une étude de faisabilité a été accordé à SPP Project Solutions, une compagnie sud-africaine. Cette étude, au coût de Rs 70 millions, portait initialement sur l’implémentation des projets Harbour Bridge et de la phase II de la Ring Road, avant d’être étendue à d’autres projets : le corridor Curepipe/Port-Louis/Terre-Rouge, l’impact du Bus Way, et la construction d’un pont au-dessus de la Grande-Rivière-Nord-Ouest devant relier la route A1, au niveau de Belle-Etoile, à l’autoroute M1, à hauteur de Sorèze.

Selon Anil Bachoo, les trois projets – Harbour Bridge, Ring Road et route reliant l’A1 au M1 -, qui font partie du RDP - ne remettent nullement en cause le besoin pour un Mass Transit System, en l’occurrence le Light Transit System (métro-léger) ou le Bus Transit System.

C’est alors que le ministre devait évoquer l’introduction du péage pour le Harbour Bridge, une partie de la M1 et de la M2 (autoroute du Nord), la Ring Road et la route Terre-Rouge/Verdun/Ebène. L’introduction du péage en ferait un réseau fermé.

Ces projets pourront coûter Rs 18 milliards alors que la concession sera accordée au privé pour une période de 30 ans. La compagnie choisie devra gérer le péage et les travaux de maintenance. Le mode de financement des projets RDP est encore à l’étude et relèvera soit d’emprunts, soit d’un système de Build, Operate, Transfer.

Le ministre Bachoo a précisé qu’au 19 mars 2010, 11 applications ont été reçues de promoteurs privés pour le design, la construction et l’opération de ces projets. Trois ont été retenues, et les promoteurs seront invités, fin août, à soumettre des appels d’offres.

Concernant le sort des travailleurs du transport par autobus, Anil Bachoo a declare : «As a caring government, we do not want to snatch the bread from the mouth of the bus industry workers

Lors des échanges, qui se sont déroulés sur un ton léger, Paul Bérenger s’est plu à rappeler à Anil Bachoo que quand le MSM/MMM était au pouvoir, en tant que ministre, il défendait le projet de métro-léger, puis, en décembre dernier, il s’est prononcé contre, avant de changer à nouveau d’avis. Des travées du gouvernement, des députés lançèrent alors : «Sanzman ! Sa mem sanzman ! Bizin sanzman !» Et à Rajesh Bhagwan de dire à l’adresse d’Anil Bachoo : «To abitye mem sanze toi

Paul Bérenger a ensuite fait ressortir que beaucoup de temps a été gaspillé à propos du projet de métro-léger. Ce qui a poussé Anil Bachoo à faire ressortir qu’en juillet 2004, «orders came from above and everything was quashed».

Et d’ajouter que le dossier métro-léger n’arrêtait pas, alors, de faire le va-et-vient entre son ministère, le ministère des Finances et le Bureau du Premier ministre, qui était sous la tutelle de Paul Bérenger. Il ajoute qu’en 2006, tout était à recommencer à cause de cela. Le coût du projet est ainsi passé de Rs 6,2 milliards, en 2004, à Rs 10 à 15 milliards aujourd’hui.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires