Parlement : Adil Ameer Meea réclame les raisons du boycott des publications de La Sentinelle

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Le député de l’opposition interpellera le ministre des Administrations régionales, sur l’absence des publications du groupe La Sentinelle dans la salle de lecture de la municipalité de Port-Louis.

Le boycott du groupe La Sentinelle fera l’objet d’une question parlementaire lors de la séance de ce mardi 21 juin. C’est le député de la circonscription No. 3 (Port-Louis maritime/Port-Louis Est) qui recherchera des explications auprès du ministre Hervé Aimée.

L’interpellation de l’élu de l’opposition sera axée sur l’absence des différentes publications du groupe La Sentinelle dans la salle de lecture municipale, à Port-Louis. Toutefois, elle permettra, en même temps, de faire le point sur les mesures additionnelles de boycott dont fait l’objet le groupe depuis l’arrivée au pouvoir de l’Alliance de l’Avenir.

En effet, les différents ministères et autres organisations publiques et parapubliques ont reçu, au lendemain des résultats des dernières législatives, des instructions pour résilier leur abonnement au quotidien de La Sentinelle, l’express.

Adil Ameer Meea demandera, dans un premier temps, au ministre des Administrations régionales de s’expliquer sur les raisons qui ont poussé la municipalité de ne plus mettre à la disposition des citadins les publications du groupe. Il souhaite, également, savoir à quand date cette décision. Finalement, Hervée Aimée sera invité à dire s’il a l’intention de demander au conseil municipal de rectifier le tir en permettant à nouveau aux citadins d’avoir accès librement aux journaux publiés par La Sentinelle.

Dans les semaines qui ont suivi la proclamation de la victoire de l’alliance dirigée par Navin Ramgoolam aux dernières élections générales, pratiquement tous les ministères, les municipalités ainsi que les différentes institutions publiques et compagnies d’Etat ont résilié leur contrat d’abonnement aux produits du groupe.

C’est le quotidien l’express qui a été le plus victime de ce boycott. La compagnie nationale d’aviation, Air Mauritius, qui distribuait régulièrement une copie du premier quotidien du pays à ses clients voyageurs, a, elle aussi, mis un terme à son contrat de distribution qui le liait à La Sentinelle.

Le boycott de l’express a duré maintenant depuis plus de quatre ans. En 2006, le Premier ministre avait demandé aux services d’information du gouvernement de boycotter entièrement les publications du groupe pour ce qui est de la publicité d’Etat.

La Sentinelle a entamé, en 2010, des procédures légales auprès de la Cour suprême pour mettre un terme à ce boycott publicitaire systématique des autorités.

D’autre part, plusieurs organisations internationales, dont Reporters sans Frontières, ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur le boycott dont est victime le groupe La Sentinelle.

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