Parlement : 375 piétons fauchés sur les passages cloutés depuis 2005 dont 17 cas fatals

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Le leader de l’opposition estime que les chiffres soumis par le Premier ministre en réponse à sa Private Notice Question (PNQ) sont alarmants. Navin Ramgoolam soutient, pour sa part, que la tendance n’est pas à la hausse.

Les passages cloutés ne sont pas nécessairement un lieu de sécurisant pour les piétons qui traversent les routes. De 2005 à ce jour, 375 personnes ont été percutées par des véhicules alors qu’ils empruntaient les passages cloutés, plus connus comme les « crossings ». Au total, 17 de ces victimes ont trouvé la mort alors que 358 ont survécu à leurs blessures.

C’est ce qui ressort de la réponse du Premier ministre à la PNQ de ce mardi 21 juin. Le leader de l’opposition voulait connaître les statistiques des accidents survenus sur les passages cloutés. Une question qui fait suite au tragique accident dont a été victime Chuie Chow Pun Kuong, le dimanche 19 juin. Cette femme de 50 ans a été percutée de plein fouet sur un passage pour piétons à la route Royale à Beau-Bassin.

Le chef du gouvernement devait insister sur le fait que les chiffres ne démontrent aucune tendance à la hausse sur la dernière décennie. Il a même précisé que de manière générale, le nombre d’accidents a considérablement baissé au cours des huit dernières années passant de 9 158 en 2003 à 7 049 en 2010. Navin Ramgoolam a également rappelé que le nombre de véhicules sur nos routes est en constante augmentation.

Toutefois, le nombre de victimes mortellement blessées sur nos routes ne suit pas forcément cette tendance à la baisse. Il en va de même du nombre d’accidents mortels qui a même connu une légère baisse entre 2000 et 2010.

D’autre part, le Premier ministre a révélé qu’il n’existait aucune différenciation dans la législation entre les accidents sur la voie publique en général et les passages cloutés en particulier. Navin Ramgoolam estime qu’il est urgent de venir de l’avant avec des amendements à la loi pour que ce type d’accidents soit puni plus sévèrement.

A une question supplémentaire de Paul Bérenger, le chef du gouvernement a fait ressortir que même si la loi prévoit des peines d’emprisonnement pour les chauffeurs impliqués dans les accidents mortels, la plupart d’entre eux n’écopent, cependant, que d’une amende quand ils sont trouvés coupables d’homicide involontaire.

Navin Ramgoolam a longuement rappelé les mesures envisagées par le gouvernement et placées sous la responsabilité de l’unité spéciale pour la sécurité routière mise en place par ses services. Un durcissement de la loi est à envisager dans les semaines à venir, à en croire le Premier ministre.

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