Paris illégaux : Des craintes émises quant au démantèlement de la Brigade des Jeux

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La Brigade des Jeux, dirigée par le chef-inspecteur Hector Tuyau, (portant une chemise marron et entouré de son équipe sur la photo), serait en passe d’être démantelée. Le député Adil Ameer Meea interrogera le Premier ministre, à ce sujet, à l’heure des questions parlementaires, le mardi 28 juin à l’Assemblée nationale.

Le moral n’est pas au beau fixe à la Brigade des Jeux. Le bruit court aux Casernes centrales que cette unité dirigée par le chef-inspecteur Hector Tuyau pourrait&nbsp être démantelée. Pour ne pas arranger les choses un des éléments important de l’escouade, le sergent Fazul Abdoolkarrim, a déjà été muté dans un poste de police dans un faubourg de la capitale depuis quelques jours déjà.

La question sera soulevée à l’Assemblée nationale le mardi 28 juin par le biais&nbsp d’une interpellation du député de l’opposition, Adil Ameer Meea, adressée au Premier ministre, également ministre de l’Intérieur. Navin Ramgoolam devra indiquer si cette unité sera démantelée et donner&nbsp les raisons motivant une telle action, si tel sera le cas. Il devra également dire où en est l’enquête sur le cas de l’argent remplacé par des pétards alors qu’une autre&nbsp équipe menait l’enquête.

L’arrivée d’un nouvel inspecteur au sein de la Brigade des Jeux ne fait pas l’unanimité. Il&nbsp dirigeait l’ancienne équipe ayant été au centre de l’affaire de vol de pièces à conviction, quand l’argent saisi chez un bookmaker avait été remplacé par des pétards.

A l’époque, un sergent issu de ce service s’était retrouvé sous le coup d’une enquête après l’arrestation du bookmaker clandestin au Champ-de-Mars. Par la suite, la Brigade des Jeux s’était retrouvée sous la menace d’un démantèlement. D’autant que le patron de la brigade anti-drogue, l’adjoint au commissaire de police, Ravin Sooroojebally, était alors en mission à Hawaï.

Le projet avait, alors, été gelé mais il semble être de nouveau d’actualité.&nbsp Si Hector Tuyau est écarté de la Brigade des Jeux, ce ne sera pas la première fois. En 2007, il avait été forcé d’en céder les rennes. Les raisons, alors, étaient strictement politiques, assure une source au sein de cette unité. Il avait été reproché à la Brigade des jeux de ne s’en prendre qu’à un groupe précis de personnes.&nbsp

Auparavant, à sa création, la Brigade des Jeux était rattachée à la Major Crimes Investigation Team (MCIT) et placée sous la direction du tandem Clency Meeterjoye et Daniel Monvoisin. En juillet 2005, ils avaient cédé la place à feu l’inspecteur Hurrydeo Raddhoa.


A l’époque, le tandem s’était offert la tête d’un ancien député travailliste, Rajman Ramparsad. Il avait été arrêté pour paris illégaux dans son village, dans l’Est. Quelques temps après les élections générales de 2005, Meeterjoye et Monvoisin ont été mutés respectivement à la Special Mobile Force (SMF) et au poste de police de Rose-Hill.

Si Hector Tuyau semble devoir subir le même sort, des officiers aux Casernes centrales affirment trouver une similitude avec des cas traités par le tandem Meeterjoye-Monvoisin. L’équipe du chef-inspecteur&nbsp Tuyau avait procédé à l’arrestation de Chand Bungshy en juillet 2010. Ce dernier a avoué avoir tenu des paris à crédit pour de gros propriétaires de chevaux, des bookmakers connus de la place, d’un avoué, d’un sergent du service des renseignements ainsi que d’un religieux.

A cette même période, la Voice of Hindu (VOH) avait aussi fait campagne contre le chef-inspecteur Tuyau. Les dirigeants de l’association n’avaient pas digéré que deux agents aient été mutés à sa demande. Que ce soit les rouges ou les mauves au pouvoir , Hector Tuyau a toujours provoqué l’ire des politiques. On se souvient que l’ex-député mauve, Ivan Collendavelloo avait traité le policier de « singe » lors d’un clash survenu aux Casernes centrales, à l’époque où le Mouvement militant mauricien (MMM) était au pouvoir, aux côtés du Mouvement socialiste militant (MSM).

Et pourtant, en juin 2010, Hector Tuyau recevait un trophée des mains du Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour sa lutte contre le piratage d’œuvres d’art. La distinction lui avait été octroyée par la Mauritius Society of Authors (MASA).

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