Outrage à la cour contre Dev Hurnam : le juge Bhaukaurally pourra faire partie du Bench

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L’avocat radié du barreau avait contesté la présence du juge Saheed Bhaukaurally sur le bench qui préside le procès instruit contre lui suite à des allégations contre le chef juge Bernard Sik Yuen. Le défendeur souligne que le juge Bhaukaurally était avocat du chef juge lors d’un autre procès.

Le juge Saheed Bhaukaurally pourra écouter les arguments dans le procès pour outrage à la cour contre Dev Hurnam. Le ruling rendu par les juges Bushan Domah et Saheed Bhaukaurally ce jeudi 26 janvier 2012 rejette les 25 points d’objection soulevés par l’avocat rayé du barreau. Le juge Bhaukaurally siégera donc pour la suite de l’affaire en Cour Suprême.

Ce procès a été institué par le Directeur des poursuites publiques contre Dev Hurnam pour ces propos hautement diffamatoires publiés dans le journal Samedi Plus contre le chef juge Bernard Sik Yuen. Dans cette présente affaire, Dev Hurnam avait déploré la présence du juge Bhaukaurally dans ce procès. Selon lui, le procès ne serait pas équitable car Saheed Bhaukaurally a également déjà siégé en tant que juge dans le premier procès d’outrage à la cour contre le chef juge.

Le juge Bushan Domah avance, dans son ruling, que les éléments du dossier sont plus au moins semblables dans le premier procès, mais que les preuves sont différentes. Selon le juge, dans la première affaire, la Cour suprême devait statuer s’il y a outrage à la cour contre le chef juge. Mais dans la présente affaire, la cour doit déterminer s’il y a assez d’éléments pour établir si Dev Hurnam a commis un outrage à la cour. Avant d’ajouter que le premier procès a été rejeté sur un point technique, et non sur les points avancés.

Bushan Domah avance que si toutes les affaires en cour devaient se dérouler devant un juge différent à chaque fois, il faudra faire venir des personnes d’autres cieux et même d’autres planètes. Le juge soutient que dans toutes les juridictions, c’est la même problématique.

Le juge Domah souligne que son collègue fait son travail comme prévu dans la constitution, il n’accorde pas de faveur. « Donc le défendeur (Dev Hurnam) peut être assuré que le Bench est impartial et que son indépendance est assurée. »

Concernant cette affaire, c’est le troisième procès institué par le DPP pour outrage à la cour pour propos hautement diffamatoires. Le rédacteur en chef de Samedi Plus, Dharmanand Dhooharika, et Radio Plus avaient été condamnés pour outrage à la cour.

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