Observatoire de la démocratie : Les critères de surveillance déjà déterminés

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Le système de surveillance de la démocratie au sein des institutions publiques commence à se structurer. Le Front Anti-Répression (FAR) annonce déjà les critères sur lesquels les corps paraétatiques seront jugés.

Pas moins de 25 critères ont été déterminés par le FAR. Des critères qui serviront de base pour évaluer le niveau de démocratie dans le secteur public, mais pas uniquement puisque le social, le judiciaire et la politique sont également concernés. Dans un deuxième temps, le secteur privé sera aussi impliqué.

Le syndicaliste Jack Bizlall affirme que cette démarche d’établir une surveillance est très sérieuse et servira à éveiller l’opinion publique. «Les critères pour rejeter une demande de permis pour organiser une manifestation, le refus de la part de la MBC de couvrir une conférence de presse des opposants, la répression que subit un syndicaliste dans l’exercice de ses fonctions sont considérés comme base d’évaluation», explique le syndicaliste.

Il ajoute également qu’un cas où un policier entre chez quelqu’un pour l’arrêter sans mandat est considéré comme une violation des droits humains. Cependant, ce n’est qu’au début de l’année prochaine que cet observatoire sera opérationnel. Pour le moment, les critères sont déterminés mais le FAR travaille toujours sur les modalités.

Un système de points est d’ailleurs envisagé. «Par exemple, il y aura un total de 250 points et chaque année, dépendant des cas de violation de la démocratie, les secteurs perdront des points et un rapport sera rédigé pour faire le faire un suivi», affirme Jack Bizlall.

Jack Bizlall soutient que tous les cas ne feront pas baisser les points. Seulement ceux qui resteront non traités donneront lieu à une baisse de points. «De notre côté, nous contacterons les autorités pour chaque cas, si aucune mesure corrective n’est prise, le pays perdra des points», lance Jack Bizlall avant d’ajouter que les instances internationales seront également alertées en cas d’abus de pouvoir.

La surveillance de la démocratie existe dans beaucoup d’autres pays, tels le Canada ou la France. Ayant toujours le même souci d’assurer le respect des droits, les plateformes de surveillance dans d’autres pays fonctionnent d’après le même principe. Un rapport est alors remis aux autorités en espérant que des mesures correctives soient apportées.

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