Obama président : Un nouveau chapître dans l’histoire américaine et du monde

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Porté par une énorme ferveur populaire, Barack Obama est devenu ce mardi 20 janvier, le premier président noir des Etats-Unis. Un nouveau chapitre dans l’histoire américaine et du monde.

C’est&nbsp à 12h05, heure américaine, (17h05 GMT), que Barrack H. Obama a prêté serment comme 44e président des Etats-Unis, sous les acclamations de centaines de milliers de personnes. Plus de deux millions de personnes, beaucoup les larmes aux yeux, ont assisté à la prestation de serment de Barack Obama sur le Mall, l''''immense esplanade du coeur de Washington.

Comme le veut la tradition, le président a levé la main droite et posé la gauche sur la Bible de Lincoln, son modèle en politique. "Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir les fonctions de président des États-Unis fidèlement, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis", a-t-il déclaré, avant de prononcer son discours d''investiture sous les hourras de la foule agitant des milliers de drapeaux tricolores.

Prenant les rênes d''un pays aux prises avec une crise économique majeure et engagé dans deux guerres, en Afghanistan et en Irak, M. Obama a félicité ses compatriotes d''avoir "préféré l''espoir à la peur" en l''élisant président.

A l''adresse du monde, il a assuré que les Etats-Unis étaient "prêts à nouveau à jouer (leur) rôle dirigeant".
Dans la foule, l''émotion était particulièrement forte chez les nombreux Américains d''origine africaine venus acclamer leur héros malgré un froid mordant. "C''est une occasion historique, une pierre blanche dans l''histoire des relations raciales de ce pays", a souligné Fred Phillips, un psychologue de 62 ans. "Les espoirs de mes ancêtres, leurs efforts et leurs prières ont été récompensés".

Barack Obama, fils d''un Kényan venu étudier aux Etats-Unis, a évoqué la question raciale en soulignant qu''il y a moins de 60 ans, son père "n''aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier", alors que lui-même pouvait aujourd''hui "prêter le serment le plus sacré".

Face à la menace du terrorisme, Barack Obama a prévenu les extrémistes du monde entier qu''ils ne réussiraient pas à affaiblir les Etats-Unis. "Nous vous vaincrons", a-t-il lancé. Il a promis que les troupes américaines allaient "commencer à laisser l''Irak à son peuple de façon responsable", près de six ans après l''invasion de ce pays sur ordre de M. Bush.
Il a proposé au monde musulman "une nouvelle approche, fondée sur l''intérêt et le respect mutuels".

A propos de la récession qui frappe les Etats-Unis, M. Obama a estimé que l''économie américaine, "gravement affaiblie", avait été victime de "la cupidité et de l''irresponsabilité de certains". Confirmant la gravité de la situation, Wall Street a lourdement chuté mardi, le Dow Jones a lâché 4,01% et le Nasdaq 5,78%.

Prenant le contre-pied de la politique de l''administration sortante, il a assuré que les Etats-Unis travailleraient "inlassablement" pour "faire reculer le spectre du réchauffement de la planète".

Le couple Obama a terminé la journée sur une note plus légère, en participant aux dix bals officiels donnés pour l''investiture.
Barack Obama, noeud papillon blanc et smoking noir, et son épouse, vêtue d''une longue robe laissant une épaule entièrement dénudée, ont ouvert le "bal de quartier", sur la chanson "At last", un slow interprété par la star du R''n''B Beyoncé Knowles.

Dès son investiture, M. Obama a reçu les félicitations des dirigeants du monde entier.
Le président français Nicolas Sarkozy lui a adressé ses "voeux de plein succès" et s''est déclaré "résolu à travailler main dans la main" avec les Etats-Unis.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué "un nouveau chapitre dans l''histoire américaine comme dans l''histoire du monde".

Sceptique, le Premier ministre russe Vladimir Poutine s''est pour sa part dit "profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs".

Les journaux américains étaient de leurs côtés unanimes pour qualifier la journée d''historique. Pour le New York Times, "Le président Obama promet une Amérique renouvelée".

Le Washington Post a mis l''accent sur les difficultés "réelles" auxquelles le nouveau président s''attaquera dès mercredi matin, une fois l''étourdissement de l''investiture passé.

© 1994-2009 Agence France-Presse

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