Nouvelle attaque de Ramgoolam contre la presse

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Le PM, Navin Ramgoolam, s’entretenant avec des invités après le lancement d’un livre hier soir à l’IFM, à Rose-Hill. */

«C’est une fausse nouvelle qui est devenue vérité.» Le Premier ministre (PM) a réagi à l’édito paru dans l’express du mercredi 11 septembre.Il répondait aux questions de la presse hier soir, après le lancement du livre Pages d’histoire d’ici et d’ailleurs de Benjamin Moutou, à l’Institut français de Maurice,à Rose-Hill.


Le Premier ministre, Navin Ramgoolam était à l'Institut Français de Maurice hier mercredi 11 septembre pour le lancement du livre Pages d’histoire d’ici et d’ailleurs de Benjamin Moutou. Et face à la presse, il n'a pas manqué de réagir à l'édito paru dans l'express du mercredi 11 septembre.Selon lui, «c’est une fausse nouvelle qui est devenue vérité.»

Navin Ramgoolam a, par ailleurs, effectué une comparaison entre le papier d’opinion et la Private Notice Question de Paul Bérenger, datant de novembre 2012, «basée sur une fausse nouvelle», concernant l’octroi d’un terrain à Hemant Bangaleea.

Commentant l’affaire Sungkur, le chef du gouvernement a déclaré : «Koumakan bann gran dimounn fer li, liapel developman, me kan banntipti fer li, li voler ?» Il soutient que le pandit Sungkur n’est pas un agent travailliste. «Zot pa dakor ar moi parski mo pafer zot politik

Le PM a également fait une sortie contre une radio privée qui aurait, selon lui, incité à «la haine raciale» à travers «des propos irresponsables».

«J’aime bien les critiques, car c’est par elles qu’on apprend de nos erreurs. Mais votre devoir est d’informer et non de déformer», a martelé le PM,en s’adressant aux journalistes.Plus tôt, lors de son discours de circonstance, Navin Ramgoolam a expliquéque «l’histoire de Maurice demande à être documentée de façon scientifique et objective». Il a insisté : «Nous n’avons pas le droit de laisser notre histoire déformée, faussée par des pseudo-historiens.»

Pour le Premier ministre, qui dit écriture dit grande humilité. «Chaque mot, chaque phrase doivent être pesés. Écrire, c’est assumer une immense responsabilité vis-à-vis de soi, des lecteurs, ceux qui ont marqué l’histoire et ceux qui la découvrent», a-t-il souligné.Et d’ajouter qu’«aujourd’hui c’est grâce à la lutte des esclaves et travailleurs engagés, à ce qu’ils ont accompli à la sueur de leur front, quelquefois au risque de leur vie, que nous sommes en mesure d’avancer. Et de construire notre avenir en toute confiance et sérénité».

Le chef du gouvernement a partagé, dans la même foulée, son objectif qui est de «construire une nation où l’égalité des chances est une réalité de la vie quotidienne, où les descendants d’esclaves mettent derrière eux l’humiliation subie par leurs ancêtres alors que ceux d’esclavagistes font preuve de modernisme et d’ouverture dans leurs actions quotidiennes».

Navin Ramgoolam a réitéré qu’il est impérieux que la jeune génération connaisse l’histoire de Maurice. Il a dit que Pages d’histoire d’ici et d’ailleurs «nous éclaire davantage sur notre histoire pluriculturelle».

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