No. 8: Les Travaillistes sur le terrain pour contrer le candidat Ashock Jugnauth

Avec le soutien de

Profitant d''une cérémonie pour marquer le 73e anniversaire de son parti, Navin Ramgoolam soutient que son électorat ne peut soutenir un candidat trouvé coupable de corruption électorale.

Cela ne fait plus de doute. Le Parti Travailliste (PTr) a jeté son poids dans la bataille pour contrer la campagne d’Ashock Jugnauth.

Ne pas voter pour Ashock Jugnauth est le mot d’ordre. Cependant, l’appel en faveur de Pravind Jugnauth n’est toujours pas explicite. Même le Premier ministre abonde en ce sens. Il explique qu’on «ne peut voter pour une personne trouvée coupable de corruption électorale par une Cour de justice».

C’est donc sur le terrain, à Quartier Militaire-Moka, que se fait le travail. Pas de réunions formelles mais une approche ciblée. Des députés, conseillers et nominés du PTr interviennent dans des groupes spécifiques. Notamment ceux où le soutien à Pravind Jugnauth, leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM), est relativement faible.

C’est ainsi que le 26 février, Shakeel Mohamed était à Camp Thorel pour appeler à un rejet du candidat Ashock Jugnauth.

Pour mieux saisir le contexte et l’effort fourni par le PTr, il est bon de souligner que Shakeel Mohamed n’était pas seul. Il était accompagné de son père, Yousouf Mohamed. Ils dénoncent Paul Bérenger qui, selon eux, «a toujours leurré la communauté musulmane». Pour Yousouf Mohamed, voter pour Ashock Jugnauth, c’est voter pour le leader du MMM.

Parallèlement à la présence des Travaillistes, il faut aussi compter sur la présence de représentants de groupes «socioculturels» au No. 8. Outre les activistes de la Voice of Hindu (VOH), il faut aussi compter, parmi les opposants d’Ashock Jugnauth, Somdath Dulthumun, président de la Sanathan Dharma Temples Federation.

Du côté des candidats, Pravind Jugnauth privilégie toujours les petites réunions aux grands rassemblements qu’organise Ashock Jugnauth. Les discours restent les mêmes. Le leader du MSM maintient que son parti se retrouvera au sein du prochain gouvernement. De son côté, Ashock Jugnauth demeure «serein». Le premier accuse le second d’être un candidat condamné par la justice. Le second rétorque que son neveu mène une campagne communale et utiliserait des moyens financiers colossaux pour séduire l’électorat.

Entre-temps, la crainte de dérive est bien réelle au No. 8. Après l’agression du photographe de l’express, c’est au tour d’un dirigeant mauve, Deven Nagalingum, de soutenir qu’il a reçu des menaces de mort.

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