Navin Ramgoolam déplore «les campagnes insidieuses et les viles attaques» contre l’Inde

Avec le soutien de

Le chef du gouvernement semble avoir mal pris la note de l’ambassade américaine quant aux raisons derrière l’intérêt de l’Inde pour Agaléga. Il réagit aussi aux critiques émises contre la présence de deux ingénieurs indiens dans l’archipel.

«Dernièrement, l’Inde a été sujette à de viles attaques ainsi que d’une campagne insidieuse. Des sous-entendus sont lancés sur les raisons pour lesquelles elle apporte son soutien à Maurice.» Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s’est fait défenseur de la Grande péninsule lors du lancement du Coastal Surveillance Radar System (CSRS) au quartier général de la National Coast Guard, à Les Salines, Port-Louis, ce vendredi 15 avril.

«Maurice va continuer à chérir ses relations avec l’Inde. Elle a toujours été à nos côtés depuis l’Indépendance et nous lui serons toujours redevables», a-t-il lancé à l’intention du haut commissaire indien à Maurice, Madhusudan Ganapathi. Celui-ci venait de le précéder au micro en énumérant les différentes aides de New Delhi à Port-Louis.&nbsp

Les propos de Navin Ramgoolam interviennent environ deux semaines après la publication, dans le quotidien The Hindu, via WikiLeaks, d’une note confidentielle de l’ambassade américaine à Port-Louis, adressée à Washington, sur les raisons éventuelles derrière l’intérêt de l’Inde pour l’archipel d’Agaléga. Quelques jours plus tard, les habitants d’Agaléga faisaient part de leurs craintes, à travers le père Jean Maurice Labour, quant à la présence de deux Indiens dans l’archipel.

En fait, ces deux ingénieurs étaient sur place pour l’installation d’un radar. Un autre a été installé à St-Brandon et un deuxième à Rodrigues alors que cinq autres sont disséminés sur différents points du pays. Pour Navin Ramgoolam, l’Inde ne mérite pas ce genre de critiques.

Il a donc saisi l’occasion pour souligner que c’est suite à une demande de sa part à son homologue, Manmohan Singh, que l’Inde a consenti à aider Maurice à installer ce système. Le but étant de surveiller notre Zone économique exclusive (ZEE) afin de combattre la pêche illégale et de surveiller tout déplacement de pirates dans la région.

Navin Ramgoolam a expliqué que l’Inde a été très généreuse avec Maurice dans le domaine de la surveillance maritime. Elle a avancé pas moins de 100 millions de dollars américains pour l’achat de l’hélicoptère Dhruv, livré en 2009, et d’un vaisseau de surveillance qui devrait être à Port-Louis d’ici à septembre 2014.

Le Premier ministre n’a pas fini de remercier l’Inde. Entre autres, il explique qu’un expert est au pays pour aider les autorités à installer un nouveau champ de tir à Midlands. Alors que d’autres ont aidé à former des commandos marins qui peuvent être utiles en cas de prise d’otages lors d’une attaque de pirates.

Il est aussi revenu sur la présence de bateaux de la marine indienne dans nos eaux, et a évoqué dans la note de l’ambassade américaine. Il a aussi fait ressortir que lorsqu’il a su que ces navires croisaient dans l’océan Indien, il a pris contact avec le haut commissaire en poste à Port-Louis pour lui signifier son souhait de les voir patrouiller dans la ZEE mauricienne.

Navin Ramgoolam n’a pas manqué d’évoquer les études menées par les navires indiens, ce qui, dit-il, a permis à Maurice de ficeler son dossier qui a été soumis aux Nations unies pour étendre notre plateau continental.&nbsp

Le haut commissaire indien, Madhusudan Ganapathi, a, de son côté, indiqué que Maurice vient d’hériter d’un système de surveillance dernier cri fabriqué par l’entreprise d’état Bharat Electronics. Ce système, assure-t-il, n’a même pas été adopté par l’Inde. Il a révélé que c’est le même qui doit être mis en service par les gardes-côtes de son pays. Rappelant, par la même, que le territoire maritime mauricien est aussi vaste que celui de son pays.

Madhusudan Ganapathi s’est félicité de l’accord entre nos deux pays, accord que Navin Ramgoolam souhaite voir consolider avec la visite de la présidente de l’Inde, Prathiba Patil, la semaine prochaine. Soit du dimanche 24 au jeudi 28 avril.

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