Navin Ramgoolam à Kewal Nagar : « Un pays n’avance pas grâce à des faveurs »

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Le Premier ministre insiste sur le fait que c’est grâce aux efforts consentis par tout un chacun qu’un pays peut avancer. Et non grâce à des faveurs. Il intervenait lors de deux cérémonies à Kewal Nagar, village où son père, Sir Seewoosagur Ramgoolam, est né il y a 111 ans.

Si Maurice a fait un bond en avant et qu’elle est citée en exemple ailleurs, c’est avant tout grâce à l’effort et à la vision de feu Sir Seewoosagur Ramgoolam. C’est là un hommage appuyé rendu par le fils, Navin Ramgoolam, ce dimanche 18 septembre, date marquant les 111 ans de la naissance de celui qui est considéré comme le Père de la Nation.&nbsp

Intervenant à deux cérémonies à Kewal Nagar, village natal de Sir Seewoosagur, le Premier ministre a saisi l’occasion pour faire la leçon à ceux qui estiment que l’Etat n’en fait suffisamment pour les plus démunis de la société. Il a ainsi fait un énième retour sur le parcours de son père.

Navin Ramgoolam a rappelé que celui-ci est né dans une famille pauvre, a perdu son père dès son plus jeune âge et qu’il est devenu borgne après avoir été écorné par un bœuf. Malgré tout, à force de persévérance, même s’il devait attendre l’aurore, faute de lumière, pour étudier, il a fini par fréquenter le collège Royal de Curepipe et est devenu médecin.&nbsp

A l’époque, a-t-il encore rappelé, l’éducation n’était pas gratuite. Sir Seewoosagur, alors enfant, trompait la vigilance de ses parents pour se rendre en classe. C’est quand son père&nbsp a fait part de l''''incapacité de lui payer des études qu’une dame a décidé de le financer.

Mais avant de devenir médecin, a révélé Navin Ramgoolam, son père a voulu être policier. « Sa demande a été rejetée parce qu’il n’avait pas la taille idéale. Et il n’a pas fait comme certains qui ont sollicité l’intervention du commissaire de police pour obtenir un poste », a-t-il fait ressortir.


Il faut des principes dans la vie, a insisté le Premier ministre, indiquant qu’il ne faut pas être en quête de faveurs pour pouvoir avancer dans la vie. Il a ainsi souligné qu’il faut laisser les institutions telles que la Public Services Commission (PSC) travailler en toute indépendance.

Lors de ses deux discours, le Premier ministre a déclaré que le progrès du pays n’est que le fruit d’un travail de longue haleine. Et que ce n’est pas grâce à des faveurs que cela peut se faire.

Selon le Premier ministre, il n’y a que l’éducation qui peut aider les gens à sortir de la pauvreté. Ce dimanche 18 septembre a été une journée très chargée pour Navin Ramgoolam.

Avant de se rendre à Belle-Rive, lieu de naissance de son père, il s’est rendu au Samadhi de Sir Seewoosagur Ramgoolam, au Jardin de Pamplemousses pour une cérémonie religieuse et un dépôt de gerbes. Il s’est ensuite dirigé au Port-Louis Waterfront pour un autre dépôt de gerbes à la statue de Sir Seewoosagur Ramgoolam.

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