Navin Ramgoolam : «Pas de réforme électorale si les minorités ne sont pas représentées »

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Le chef du gouvernement montre encore une fois un signe d’indécision quant à l’avenir du Best Loser System. Il s’est montré rassurant envers la communauté musulmane, ce dimanche 5 février, indiquant qu’il n’y aura pas de réforme si les minorités ne sont pas équitablement représentées en politique.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, affirme que si réforme électorale il y a, elle devra assurer la représentativité de toutes les communautés de Maurice. Il a fait cette déclaration lors de la célébration de Yaum-Un-Nabi, la naissance du prophète Mahomet, au collège Aleemeah à Phoenix. Ce, alors qu’il avait dit, un peu plus tôt dans son allocution, qu’il n’interviendrait pas sur les sujets d’ordre politique lors d’une cérémonie religieuse.

«Ce n’est pas le lieu pour parler de réforme électorale mais je tiens à dire que le prophète Mahomet avait un autre document clé après le Coran et le Suma. Ce document c’était la Constitution de Médine.  Et cette Constitution assurait le droit de toutes les communautés, même celles en minorité », affirme le Premier ministre. Voulant dire que les communautés en minorité n’ont aucun souci à se faire puisqu’elles seront représentées dans tous les cas de figure.


Navin Ramgoolam a également rappelé qu’en 1976, Sir Abdul Razack Mohamed n’avait pas été élu et que si le «système proposé par Rama Sithanen était déjà en vigueur à l’époque, Sir Abdul Razack Mohamed aurait eu sa place au Parlement ». En d’autres mots, le Premier ministre affirme que la réforme proposée par son ancien ministre des Finances va dans le sens de la représentativité de toutes les communautés.

Le chef du gouvernement a aussi déclaré qu’il n’a jamais changé de position face à la réforme électorale, sans vraiment être explicite sur sa posture. «Si avec une réforme, toutes les communautés ne sont pas représentées, je serai la première personne à ne pas être d’accord », a-t-il soutenu.
 
Cependant, vers la fin de son discours, Navin Ramgoolam a été interrompu par un membre de l’assistance, Salim Muthy, qui n’était pas content qu’il évoque la politique dans une cérémonie religieuse.

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