Navin Ramgoolam : « La crise économique n’est pas derrière nous, il faut rester vigilant »

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Dans son discours à la Nation, le 1er janvier, le Premier ministre Navin&nbsp Ramgoolam appelle à la vigilance. Il est d’avis que la crise internationale n’est pas finie. Nous devons nous prémunir contre ses conséquences.

Le Premier ministre a consacré une bonne partie de son message à la Nation, à l’occasion du nouvel an, à la situation économique. « La crise économique internationale n’est pas derrière nous, il faut rester vigilant » a déclaré Navin Ramgooolam.

Le chef du gouvernement a rappelé que des pays comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et même le Royaume Uni ont dû avoir recours à des mesures d’austérité. Heureusement, dit-il, Maurice n’a pas eu à augmenter la taxe, ni à réduire les salaires des fonctionnaires ou les dotations pour les services sociaux.

&nbsp« Au contraire », s’est enorgueilli le Premier ministre, « à Maurice nous avons payé ce que recommandandait le Pay Research Bureau et les dotations pour l’éducation et la santé sont passées à Rs 1,2 milliards. »

Tout en rappelant que la zone euro demeure la principale source de revenus du pays, le chef du gouvernement estime qu’il faut savoir saisir les opportunités qui s’offrent au pays. « Le nouveau pôle économique du monde est à l’Est alors que l’Afrique renoue avec le développement. Maurice doit savoir tirer profit de sa position géographique et de ses liens privélégiés avec l’Inde et la Chine, deux pays émergents », a déclaré Navin Ramgoolam, qui a dit sa conviction que « Maurice redevienra l’étoile et la clé de l’océan Indien ».

C’est dans le sillage de cette démarche visant à faire de Maurice, le pont entre l’Afrique et l’Asie, que le Premier ministre place l’installation à Ebène du Global Board of Trade (GBOT). Cette bourse qui se spécialise dans les transactions de matières premières et de dévises devait initialement s’installer à Dubaï. Le chef du gouvernement dit avoir convaincu son promoteur de l’implanter à Maurice, tout comme il a encouragé l’établissement à Port-Louis de la Cour d’arbitrage international. « Dans les annéees à venir, on appréciera le rôle de ces nouveaux piliers du secteur des services », a-t-il ajouté.&nbsp

Toutes ces initiatives sont prises pour assurer la création de la richesse et le développement inclusif, a dit le chef de l’éxécutif qui a expliqué sa vision d’une&nbsp « transformation économique, sociale et environnementaale basée sur des valeurs qui veulent que personne ne doit être laissé à l’écart du progrès ».

Dans la foulée, Navin Ramgoolam a rappelé les priorités de son gouvernement : préserver et créer des emplois, créer des infrastructures pour assurer le développement, gérer les ressources en eau potable, assurer des services de santé de qualité à la population, prendre des mesures de sécurité et combattre la fraude et la corruption.

Au chapitre des annonces, le Premier ministre a évoqué des changements dans le secteur de l’approvisioinnement en eau potable avec la mise en oeuvre des recommandations d’une équipe de consultants singapouriens, et la fin de la construction du barrage de Bagatelle.

Navin Ramgoolam a annoncé l’introduction des lois plus sévères pour assurer la sécurité des Mauriciens et pour combattre le trafic de drogue. «&nbsp Les biens des trafiquants de drogue seront saisis même s’ils ont été transférés à d’autres personnes », dit le Premier ministre.

La décongestion routière se poursuiuvra avec la fin ds travaux de construction de route. Toutefois, le chef de l’éxécutif admet que cela ne sera pas suffisant. C’est pourquoi, il a, une fois encore, dit sa volonté d’introduiure le métro léger à Maurice.

Le Premier ministre a conclu son message en abordant la question des Chagos. Il a rappelé la décison historique de contester devant un tribunal international la construction, par les autorités britanniques, d’un parc marin protégé dans les eaux chagossiennes. Une initaitive unilatérale des britanniques alors que Maurice se bat toujours pour retrouver sa souveraineté sur les îles Chagos. « La Garnde-Bretagne est un pays ami, mais nous ne pouvons accepter qu’on nous marche sur le pied ».

Navin Ramgoolam s’est rejoui que la populaton soutient son iniative avant de souhaiter une bonne année à tous les Mauriciens.

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