Nagalingum juge la taxe sur l’alcool et le tabac «oppressante»

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Le député du MMM estime que l’Etat aurait dû se pencher sur le mal-être derrière la consommation d’alcool et de cigarettes. Selon lui, l’augmentation de la taxe va causer davantage de problèmes chez certaines familles.

Prenant la parole vers les 20h45, Deven Nagalingum avance que l’augmentation de 25 % de la taxe sur la cigarette et l’alcool ne fera qu’envenimer la situation dans certaines familles. Il estime ainsi que le gouvernement aurait été mieux inspiré de se pencher sur «le mal plus profond» qui poussent les Mauriciens à trouver refuge dans l’alcool et le tabagisme.

Enchaînant sur les mesures populaires de ce Budget, tels que le retrait de la taxe sur les propriétés privées, le rétablissement des subsides pour le paiement des frais d’examen et la suppression de taxe sur l’épargne, Deven Nagalingum soutient que la majorité d’entre elles ont été puisées du programme électoral du MMM.

Il s’attirera les critiques des membres de la majorité en soutenant que l’île n’est pas prête pour accueillir des étudiants étrangers. Deven Nagalingum juge, en effet, inapproprié que des étrangers effectuant des études à Maurice puissent avoir le droit de travailler sur notre sol alors que les jeunes peinent déjà à trouver un emploi. Dans le même ordre d’idée, il considère déplorable la décision d’accorder le permis aux étrangers touchant un salaire de Rs 45 000 par mois.

Sur la fourniture d’eau erratique, il déplore que rien n’ait été fait durant ces cinq dernières années pour remédier à la pénurie en été, année après année. Il se demande ainsi comment avec l’objectif d’accueillir 2 millions de touristes et l’émergence d’une zone industrielle de l’envergure de Jin Fei, le gouvernement compte-t-il gérer cette ressource.

Par ailleurs, il qualifie le concept Maurice Ile Durable (MID) de slogan creux et indique qu’avec l’amendement de la loi pour la tenue de l’élection des présidents des conseils de district et des maires en décembre, le gouvernement est en train de perpétuer la pratique des conseillers «manzé boire». Il réclame au plus vite la restructuration du &nbspLocal Government Act, condamnant l’absence de fonds pour un tel projet. Ce dossier, dit-il, est traité avec «légèreté».

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