Mouvement Rodriguais : Von Mally accuse Roussety d’avoir voulu le renverser

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Le torchon brûle entre le leader et le leader adjoint du Mouvement Rodriguais. Nicholas Von Mally, le ministre de Rodrigues, invite le Chef Commissaire de l’Assemblée régionale, Johnson Roussety, à prendre la porte. Il l’accuse aussi d’avoir voulu le renverser à la direction de son parti.

Le feu continue de couver entre Port-Louis et Port-Mathurin. Les dissensions entre le leader du Mouvement Rodriguais (MR) et son adjoint, Johnson Roussety, ont atteint un autre niveau. Au Cabinet en tant que ministre de Rodrigues, Nicholas Von Mally parle en parabole, invitant le Chef Commissaire de l’Assemblée Régionale de Rodrigues, Johnson Roussety, à prendre la porte de sortie.

Depuis le discours du Budget 2011 le 19 novembre, Johnson Roussety n’a pas cessé de critiquer le gouvernement, n’épargnant pas Nicholas Von Mally pour son « silence complice ». Il n’est pas satisfait du montant du budget alloué à Rodrigues et de n’avoir pas été approché pour donner son avis sur la question, ce qui le pousse à dire tout le mal qu’il pense du gouvernement central.

Après quinze jours d’un duel à distance, Nicholas Von Mally a décidé de passer à l’offensive ce dimanche 5 décembre. Amère, il ne mâche pas ses mots à l’égard de son adjoint au MR, lui signifiant « qu’il doit savoir ce qu’il lui reste à faire s’il ne se sent pas à l’aise au sein du parti ».

« Le conflit s’est bien installé entre le MR et Johnson Roussety. Pour commencer, il a fait une tentative de putsch au sein du parti mais il a échoué. C’est sûr qu’il n’a plus de soutien. S’il est vraiment fort, comme il le prétend, qu’il aille se porter candidat en indépendant »,&nbsp fulmine Nicholas Von Mally.

« Sans le pouvoir, Johnson Roussety n’est rien. Et les Rodriguais ont bien compris qu’il est assoiffé de pouvoir.&nbsp Après les déclarations qu’il a faites, il aurait dû se retirer. Après tout, il est lui-même à l’origine de ce problème et il doit maintenant prendre ses responsabilités», lâche le ministre.

Pour Nicholas Von Mally, si Johnson Roussety ne prend pas la porte de sortie, ce sera « un signe de lâcheté » de sa part. Le Chef Commissaire, lui, fait le dos rond. Il ne compte pas soumettre sa démission pour si peu. Il prévoit de rester à son poste jusqu’à la fin de son mandat, soit en décembre 2011.

« A ce jour, je ne pense même pas que les autres membres du parti iront jusqu’à me pousser à prendre la porte de sortie », lance Johnson Roussety à Lexpress.mu. Selon certains observateurs, cette crise était prévue d’avance, le Premier ministre ayant décidé, à l’issue des législatives de mai dernier, de nommer un ministre de Rodrigues alors que l’île est censée être autonome.

Techniquement, toute décision au sujet de Rodrigues doit être prise au sein de l’Assemblée régionale mais dans le concret, Johnson Roussety a l’impression que le gouvernement central veut lui mettre des bâtons dans les roues. S’ensuit ainsi une guerre d’ego, le leader du MR a le second rôle alors que l’adjoint veut qu’on respecte sa légitimité.

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