Montagne-Blanche : la culture potagère revalorisée grâce au compostage

Avec le soutien de

Démonstration du processus de fabrication du compost par Priyah Takah, la coordinatrice de ce projet.

Favoriser un retour à la culture potagère grâce au compostage et encourager les villageois de Montagne-Blanche à moderniser leurs techniques de production. Tels sont les objectifs de ce projet monté par le ministère de l’Environnement en collaboration avec l’Agricultural Research & Extension Unit (AREU). Un programme qui s’insère dans le concept Maurice Ile Durable.

 
237 familles résidant à Montagne-Blanche ont déjà indiqué leurs intentions de participer à cette vaste campagne en faveur de l’utilisation du compost. Le ministère de l’Environnement de concert avec l’Agricultural Research & Extension Unit (AREU) a mis sur pied un projet pour revaloriser le secteur de l’agriculture à Montagne-Blanche. Ce programme qui s’insère dans le concept Maurice Ile Durable vise à encourager les villageois à moderniser leurs techniques de production. Et, c’est ainsi que l’accent est mis sur la préparation du compost. 
 
Par ailleurs, les adhérents à ce projet cultivent des fruits, des légumes et des fleurs et fabriquent le compost utilisé comme fertilisant. Priyah Takah, la présidente de Montagne-Blanche Women Association et coordinatrice de ce projet a été la première habitante du village à suivre une formation dans ce domaine. Elle a d’abord appliqué la méthode chez elle. «Etan donne ki mo mem monn cordine sa kour la alor mo mem monn bizin seye avan apre monn montre ban abitan kuma fer li. Parski tou problem ki banla ine ganye dan sa proze la zot inn vinn guet mwa. Donk li ti importan ki mo mem mo fer li avan», explique cette dernière.
 
Lalinee Doutal, qui participe aussi à ce projet, explique comment elle avait commencé à collecter les ordures recommandées pour la fabrication du compost. «Monn kumans ramass ban la po legim frwi, fey sek, dibwa sek, tissu, la kok dizef ek dan mwin ki 3 mwa mo kompos ti fini pare», dit-elle. Lalinee ajoute qu’elle a un potager chez elle depuis plus de dix ans et qu’elle aime bien cultiver ses propres légumes. «Mo ti pe plante me selma mo ti pe aste guano, fimye ek kompos pou mo servi me aster mo mem mo prepar mo kompos e mo pa servi lezot kiksoz», affirmet-elle.
 
Lalinee Doutal toute fière de sa récolte.
 
De plus, Priyah Takah, la coordinatrice, explique que le volume d’ordures a énormément diminué dans le village depuis que les habitants ont commencé à faire du compostage. «Nou inn fer enn surve ek nou finn konstate kuma ban camion salte pe gagn mwins salte. Ban dimun pe resykle zot prop dese e sa byen bon pou lenvironma », ajoute-t-elle. Cette technique est aussi utilisée par des gros producteurs de légumes et des fleuristes qui auparavant s’approvisionnaient en compost. Cet intérêt pour la production agricole permet aussi à certains villageois d’arrondir leurs revenus. C’est le cas de Kantee Dahal âgée de 59 ans. Elle cultive des légumes pour sa famille et a commencé à vendre le surplus. «Mo servi pou mwa ek mo fami me seki enplis nou vende. Kumsa kapav gagn enn ti kass pou nou osi», dit-elle.
 
Selon Priyah Takah, ces 237 familles constituent un premier groupe. Un second sera bientôt mis en place. «Nou pe relans li parski dernye fwa bokou dimun pa ti reusi gagn bin ek zot pa ti o courant», précise-t-elle.
 
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