Meeting du 1er mai: les porte-parole rouges défendent la décision de Navin Ramgoolam

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La décision annoncée par le Premier ministre, de ne pas organiser le traditionnel meeting du 1er mai, est vigoureusement défendue par les dirigeants du Parti travailliste (PTr). Il ne s’agit nullement, selon eux, d’un aveu de faiblesse.
 
 
Le président, Patrick Assirvaden, la secrétaire générale, Kalaynee Juggoo et le directeur de communication du PTr, Abdullah Hossen, ont tous soutenu, avec conviction, la décision de leur parti de ne pas organiser de rassemblement populaire à l’occasion de la fête du travail, cette année. C’était, d’ailleurs, le principal thème abordé par les trois porte-parole rouges, lors de la conférence de presse de ce samedi 27 avril 2013.
 
 
Pour Patrick Assirvaden, le PTr n’a rien à prouver. La force du parti est, selon lui, immuable.
 
 
«Nous, au sein du parti du Ptr, nous connaissons notre force. Cela a pu se vérifier avec le déferlement rouge au congrès marquant les 75 ans du parti, en février dernier. Idem pour les élections municipales et villageoises où nous avons fait table rase. Donc nous n’avons rien à prouver en terme de force et nous sommes prêt à le démontrer à tout moment», martèle Patrick Assirvaden.
 
 
Une réaction attendue face aux critiques de l’opposition que affirme que l’alliance gouvernementale est en perte de vitesse et qu’«elle a peur de se mesurer» à leurs adversaires sur le terrain politique. Mais les rouges insistent, eux, que ce n’est pas le moment de «faire du tam-tam».
 
 
«Malheureusement 2013 est particulière car nous avons vécu un drame (…) Le pays est encore meurtri par les événements du 30 mars dernier. Comme l’a dit le Premier ministre, le cœur n’est pas à la fête. Il n’ y aura pas de tam-tam, de jalsa et de briyani. Cette fois-ci nous allons devoir faire preuve de retenue. Ce n’est pas le moment de fêter mais de faire preuve de solidarité», explique le président du Ptr.
 
 
Il rappelle que lors du meeting du Ptr à Vacoas, l’année dernière, «nous avions dit que nous allions revoir la manière dont nous célébrons le 1er mai». 
 
 
Kalyanee Juggoo privilégie, pour sa part, le recueillement «auprès des sinistrés» plutôt que «d’aller dépenser de l’argent pour le 1er mai».
 
 
Quant au responsable de communication du PTr, il déclare que les décideurs ont pris la décision d’observer une trêve politique, «contrairement à l’opposition qui mène une campagne d’intimidation, de menace et de mensonges».
 
 
«Nous avons répondu aux attentes de la grande majorité silencieuse car nous allons célébrer la lutte syndicale et la fête du travail sous le signe du respect et de la solidarité. Nous lançons un appel à chaque travailleur de ce pays pour qu’il participe à la prière pour des victimes», ajoute, solennellement, Abdullah Hossen.
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