MedPoint : Paul Bérenger met en doute les chiffres avancés par la DBM

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Le leader de l’opposition fait feu de tout bois avec la dette rayée de la clinique par la banque de développement. Il déplore également l’amateurisme dans la gestion des eaux et le transport de plusieurs produits pétroliers sur un même tanker par Betamax.

Le dossier MedPoint s’avère être une vraie caisse à munitions pour le leader de l’opposition. La clinique appartenant au clan Jugnauth, puis acquise pas l’Etat au coût faramineux de Rs 144 millions en décembre dernier, Paul Bérenger se pose des questions sur le rôle de la Development Bank of Mauritius (DBM).

Lors d’une conférence de presse ce samedi 28 mai, à Ebène, le chef de file du Mouvement militant mauricien (MMM) met en doute les chiffres avancés, le jeudi 26 mai, par le président du conseil d’administration de l’établissement, Khoshal Mussai quant aux dettes de la clinique. Qui plus est, parce qu’il est un proche du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth.

La polémique quant à la dette rayée de MedPoint par la DBM a enflé le mardi 24 mai. Lors d’une interpellation supplémentaire à l’Assemblée nationale, le Whip de l’opposition, Rajesh Bhagwan a avancé que la banque a rayé l’ardoise de Rs 24 millions de la clinique.&nbsp

Khooshal Mussai s’est ainsi prêté à en exercice de mise au point à travers une conférence de presse deux jours plus tard. Il a fait ressortir que le Dr Krishan Malhotra, l''''ancien actionnaire principal&nbsp de la clinique, accessoirement beau-frère de Pravind Jugnauth et gendre du président de la République, Sir Anerood Jugnauth, a réglé sa dette en mars 2010.

Or, pour Paul Bérenger, les propos de Khooshal Mussai sont à prendre avec des pincettes, celui-ci étant un « agent » politique. Il avance que la dette de MedPoint était de Rs 17 millions à 2008. Et qu’à 2010, la clinique avait cessé d’opérer, ce qui le pousse à se demander comment la dette a pu être réglée jusqu’à atteindre Rs 2,4 millions, somme représentant les intérêts et les pénalités que la DBM a consenti à payer pour des raisons humanitaires, le Dr Malhotra ayant été agressé à l’acide.

En tout cas, Paul Bérenger explique que la DBM s’est ruée dans les brancards que le 28 décembre dernier, à la veille de la signature de vente entre l’Etat et le Dr Malhotra pour rayer son ardoise auprès du Registrat General. Un lien n’étant pas de bon augure lors d’une transaction de ce type.

Outre le condensé de l’affaire Medpoint, le leader de l’opposition est revenu sur la gestion catastrophique de l’eau sur le Plateau Central. Il révèle, par là même, que le projet de relier le réservoir de Mare-Longue à Mare-aux-Vacoas, date de 2007.

Paul Bérenger gagne un point sur cette question, le ministre responsable de la gestion des eaux, le No. 2 du gouvernement, Rashid Beebeejaun avait assuré que le pays n’était pas face à une situation de sécheresse. C’était au plus fort des coupures dans la fourniture d’eau et il a dû revoir sa copie au Parlement, ce mardi, admettant que la situation est catastrophique, le pays ne disposant que d’un stock d’eau pour cent jours.

Autre dossier brûlant, celui du transport de tous les produits pétroliers que le pays a besoin sur un même tanker par la firme Betamax. Cette filiale de Betonix, firme de la famille Bhunjun à laquelle est lié, par alliance, l’ex-ministre du Commerce, Rajesh Jeetah. Paul Bérenger a déploré le manque de professionnalisme dans ce dossier et espère qu’il n’y aura ni contamination, ni explosion comme le craignent nombre d’experts.


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