Mayotte : la piste longue toujours très contestée

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Le débat public sur la piste longue s''''est achevé samedi matin à Mayotte. C''est maintenant au gouvernement que revient la décision de mettre en chantier ou non l''allongement de la piste de l''aéroport de Pamandzi. Du côté des associations environnementales, c''est toujours la levée de boucliers.
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Après avoir tourné dans toutes les communes de Mayotte, malgré les difficultés liées aux émeutes du mois d''octobre, le débat public sur la piste longue de l''aéroport de Pamandzi s''est achevé samedi matin sur le parvis du comité du tourisme par une réunion publique. Les résultats de ce débat vont maintenant remonter à Paris qui prendra la décision finale.

S''il semblerait que la majorité de la population mahoraise soient favorable à ce chantier, il n''en va pas de même du côté des associations qui oeuvrent dans le domaine de la protection du patrimoine naturel ou dans la recherche scientifique. On assiste même à une véritable levée de boucliers. Aujourd''hui, c''est la Sea Shepherd Conservation Society qui « s’oppose à un projet destructeur pour le lagon de Mayotte » et dénonce « un non sens écologique et socio-économique ».

Une rare double barrière récifale

L''organisation rappelle que les 200 espèces de coraux constituant l''une des rares double barrière récifales présentes dans le monde où vivent également 22 espèces de mammifères marins dont le Dugong. Pour elle, « les services éco systémiques rendus par le lagon aux habitants de Mayotte, en plus de sa valeur touristique, dépassent de très loin l’intérêt de l’allongement d’une piste ».

Elle ne manque pas non plus de revenir sur la possibilité de liaison directe Mayotte-Paris en Boeing 777-200 LR qui nécessite certains aménagements, mais nettement moins destructeurs. Si le projet de la compagnie Air Austral a été reporté sine die pour des raisons principalement économiques liées notamment au prix du carburant nettement plus élevé qu''à la Réunion, il n''en demeure pas moins que la solution technique existe.

Sea Shepherd remarque également que ces travaux sont en « contradiction totale avec le décret du 18 janvier 2010 instaurant la création du parc marin de Mayotte ».

Une grande responsabilité envers les générations futures

Enfin, l''organisation insiste sur le deuxième rang tenu par la France dans l''étendue de son domaine marin qui est de 11 millions de km². Cette position implique une « grande responsabilité » dans la préservation des écosystèmes marins et de « cette immense richesse naturelle », « pour les générations actuelles et les générations futures ».

Née en 1981 aux Etats-Unis, le but premier de l''organisation était la protection et la conservation des mammifères marins, avec pour objectif immédiat de mettre un terme à la chasse illégale des phoques et des baleines, mais Sea Shepherd a rapidement élargi son action à toute la faune marine. Tout d''abord limitées à la lutte contre le massacre annuel des bébés phoques du Groenland et à la surveillance du grand nord canadien, Sea Shepherd a étendu ses actions à toute la planète. Sea Shepherd France vient d''ailleurs d''ouvrir une antenne locale à La Réunion après les attaques de requins qui ont marqué ces derniers mois afin que soit malgré tout respecté « la vie des océans et des requins ».

Source : Malango Actualité

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